Manifestation à Paris : Ils étaient plus de onze mille !

Carla au secours on ne vit pas que d'amour et d'eau fraîche», «Sarko + Borloo = revenu 0» : plusieurs milliers d'agriculteurs, céréaliers pour la plupart, ont défilé mardi dans Paris, tracteurs en tête, pour protester contre la baisse de leurs revenus.

«C'est comme un défilé du 14 juillet que les paysans offrent aux parisiens», a souligné à la sono, un organisateur, membre d'une des 14 fédérations régionales des syndicats d'exploitants agricoles (FRSEA) à l'origine de cette manifestation dont le défilé de tracteurs a constitué le moment fort.

Selon les chiffres de la fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), 11.400 manifestants et plus de 1.500 tracteurs ont participé en fin de matinée à ce défilé. «Nous avons mobilisé au-delà de ce que nous espérions», a déclaré Gilles Becker, secrétaire général de la fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA).

Bichonnés par leurs propriétaires, nombre de ces tracteurs s'étaient lancés depuis la veille, voire l'avant-veille, à l'assaut de la capitale. Certains ont parcouru des centaines de kilomètres à la vitesse de 30 à 40 km à l'heure.



« Fauchés comme les blés »

Précédé d'un vieil engin, des années 50, le cortège de tracteurs s'est ébranlé de la Place de la Nation. Il devait faire une boucle de 7 km en passant par Bastille et République avant de revenir à son point de départ. Mais les tracteurs étaient si nombreux que le début du cortège était déjà revenu à son point de départ que les derniers engins n'avaient toujours pas quitté la Nation.

Les manifestants à pied ne devaient rejoindre le défilé qu'à partir de la République pour arriver en début d'après-midi Place de la Nation, où devait se tenir un meeting en présence de Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA. Des adhérents du syndicat des Jeunes Agriculteurs (JA) distribuaient aux promeneurs des tee-shirts affichant le slogan «Fauchés comme les blés» et au verso un tracteur barré de la mention «attention - paysans en colère».

La nouvelle génération des exploitants est particulièrement touchée par la chute des cours mondiaux des céréales alors que nombre de jeunes agriculteurs ont contracté des emprunts pour leur installation.

A part des banderoles accrochées aux tracteurs pour appeler à «vivre dignement de (son) métier», les slogans étaient rares, sinon pour dénoncer la baisse des cours mondiaux des céréales ou encore les règles environnementales. «Il faut faire une pause dans tous ces règlements environnementaux que l'on nous impose et bien réfléchir aux conséquences», a demandé un manifestant de Poitou-Charentes à la sono.

Source d'après AFP

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