Manifestation contre le projet d'élevage de 1000 vaches

Une manifestation d'opposants à un projet d'élevage de 1.000 vaches laitières dans la Somme a réuni entre 600 et 700 personnes samedi à Abbeville.

Le défilé était conduit par l'association Novissen (Nos villages se soucient de leur environnement) et regroupait de nombreuses associations, notamment Europe-Ecologie, la Confédération Paysanne, Picardie Nature et des organismes de défense des animaux, ainsi que des élus des communes concernées.

  Le projet controversé de la société civile d'exploitation agricole (SCEA) Côte de la Justice vise à augmenter son cheptel à 1.000 vaches laitières et leurs suites, soit 1.750 animaux au total. Il s'accompagne par ailleurs de la mise en place d'un méthaniseur traitant les effluents de l'élevage et des déchets extérieurs au site.

  Sous des banderoles "non à l'empoisonnement des terres" et "non à la ferme-usine", Michel Kfoury, de Novissen, a dénoncé un "projet de promoteur". "Ils se basent sur une loi noble qui intégrait les méthaniseurs dans les élevages pour diversifier les revenus des agriculteurs qui ont des difficultés avec leur lait", a-t-il regretté.

  "Si le projet devait s'imposer, c'est la disparition de 90% des paysans aujourd'hui qui est en question", a déclaré de son côté Philippe Collin, porte-parole de la Confédération Paysanne. "Plus on concentre la production, plus on gaspille d'énergie, plus on fera venir les aliments de loin... C'est un non-sens du début à la fin", a-t-il ajouté.

  Le nouveau site de 5,7 hectares est situé près de l'aérodrome de Buigny-Saint-Maclou. Le projet nécessite la révision et l'extension du plan d'épandage. Les parcelles retenues représentent environ 1.200 hectares répartis sur 24 communes, indique l'avis de l'autorité environnementale sur l'étude d'impact émanant de la préfecture de Picardie.

  Le commissaire enquêteur a estimé de son côté que les études d'impact et de dangers "permettent d'envisager un fonctionnement des installations sans préjudice pour l'environnement". L'instruction du dossier est toujours en cours mais il n'y a pas de date d'échéance, a indiqué la préfecture de Picardie.

Source AFP

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