Marchés à terme : quels sont les pièges à éviter ?

Lise Monteillet

« Dans le cas des producteurs, aucun doute là-dessus : les marchés à terme sont destinés à la gestion du risque », affirme Jean-Loïc Bégué-Turon, responsable du pôle Commodities chez Caceis.

Les résultats économiques des exploitations céréalières sont étroitement corrélés à la volatilité des prix. Comme l’explique Xavier Cassedanne, expert au Crédit agricole SA, la fluctuation des résultats s’explique davantage « par les prix que par la variation des rendements ». D'où l'intérêt de développer des outils de couvertures sur le marché. 

Les marchés à terme sont un outil à disposition des producteurs, à condition de savoir les utiliser. Au préalable, il faut savoir calculer son prix de revient. L’idée n’est pas de se précipiter mais bien d’analyser son besoin. « Dans le cas des producteurs, aucun doute là-dessus : les marchés à terme sont destinés à la gestion du risque », affirme Jean-Loïc Bégué-Turon, responsable du pôle Commodities chez Caceis. Une formation est obligatoire avant de se lancer, tout comme l’ouverture d’un compte particulier.

« La filière grains ne peut plus se passer du Matif », poursuit Jean-Loïc Bégué-Turon. Il constate néanmoins que la proportion d’agriculteurs ayant ouvert un compte actif sur le marché à terme reste assez faible. Ce dernier voit pourtant plusieurs intérêts : mieux comprendre le fonctionnement des marchés, gérer soi-même sa position de risque et son prix de revient, bénéficier des opportunités de marché. A condition d’éviter de tomber dans le piège de « n’y aller que pour spéculer et se prendre au jeu ». Les marchés à terme ne « servent pas à cela », rappelle-t-il.  

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