Mieux identifier les acteurs intervenant sur les marchés de matières premières

Mieux identifier les acteurs intervenant sur les marchés de matières premières
Une mission parlementaire, présidée par Pascale Got, a été lancée pour remédier à la volatilité des prix des matières premières.

Un pré-rapport de l'Assemblée nationale préconise que le G20 prenne des mesures pour mieux identifier les acteurs intervenant sur les marchés de matières premières et permettre de limiter les prises de position pour éviter une trop grande volatilité et opacité de ces marchés.

"La financiarisation croissante des marchés des matières premières est bien là et il faut des mesures de régulation", a souligné la députée PS Pascale Got, présidente de la mission d'information sur le prix des matières premières, devant la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale. Cette mission a été lancée en février pour se pencher sur les moyens de remédier à la hausse et à la volatilité des prix des matières premières.

Depuis le début des années 2000, les principales matières premières, qu'il s'agisse du pétrole, du gaz mais aussi du blé, du maïs, du coton ou de l'aluminium, ont toutes connu "des hausses assez fulgurantes", conjuguées à une forte volatilité, a rappelé Mme Got, lors de l'audition parlementaire.

 Trois facteurs expliqueraient ces évolutions : une hausse de la demande mondiale tirée par les pays émergents, une "plus grande synchronisation des mouvements des matières premières avec les marchés financiers" et "une plus grande sensibilité à l'évolution économique générale".

Limiter les prises de position

Formulant des propositions dans le cadre de la présidence française du G20, la mission préconise d'"améliorer l'information sur l'identité des acteurs qui interviennent sur ces marchés et la nature des opérations faites", de "donner aux régulateurs financiers le pouvoir de limiter les prises de position sur les marchés de produits dérivés" et de "sécuriser les transactions faites sur les marchés de gré à gré", a résumé Pascale Got.

Parmi ses 33 propositions, la mission conseille notamment, pour sécuriser l'approvisionnement de l'Europe, l'institution d'une "véritable diplomatie des matières premières de l'Union européenne" avec une meilleure coordination des politiques extérieures et des partenariats stratégiques et également le soutien aux investissements industriels pour "développer l'extraction de matières stratégiques diffuses dans les déchets".

Cet avant-projet de rapport "va être complété et finalisé pour la semaine prochaine",  indique Mme Got. Le sommet du G20 se tiendra les 3 et 4 novembre à Cannes.

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Commentaires 1

COLETTE

Il serait souhaitable d'établir le prix des matières premières à la base et d'interdire la spéculation financière sur ces matières.Mais je rêve puisqu'aujourd'hui ce sont les maîtres du monde.Il vont nous mener à la catastrophe.

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