Miss nationale abondance, la première à Saint-Flour

C.Fournier

Miss nationale abondance, la première à Saint-Flour
Jacques Rouchez, sa femme, Marie-Claire, et Jacky Salson, éleveur installé en individuel et en bio à Faverolles. Ce dernier présentera deux vaches au Départemental du 29 mars. - C.fournier

Le 28 mars, à l’occasion de la foire des Rameaux, Saint-Flour accueille sur les Allées le premier Miss nationale abondance. Focus sur cette laitière venue des Alpes.

Quelle place tient la race abondance dans le Cantal ?”

Jacques Rouchez(1), président du syndicat abondance du Cantal : “Notre département compte environ 2  500  vaches dont le  tiers est  auContrôle laitier (Cantal conseil élevage). La tendance est au maintien des effectifs avec un syndicat fort de 25 adhérents dont douze à l’organisme de sélection.”

Les Cantaliens vont donc être les premiers à organiser ces Miss nationales. C’était la proposition de votre syndicat ?

J. R. : “Oui. Le berceau de la race est en Savoie et, après le National abondances qui s’est tenu en 2012 en Auvergne, à Cournon, le syndicat can- talien souhaitait organiser des Miss nationales à Saint-Flour. Nous avons donc contacté l’OS races alpines réunies qui a été d’accord, la Ville de Saint-Flour aussi. Nous aimons bien faire sortir les Savoyards de chez eux… (sourire) et un grand nombre de nos éleveurs souhaitaient aussi participer à ce rendez-vous national, véritablement emballant et qui plus est, c’est une première !”
Quels sont les objectifs de cette journée ?

J. R. : “Faire voir que nous avons des abondances et que la race, rustique, s’adapte bien à nos conditions. Elle fournit en outre un lait très fromageable, car l’écart TB/TP est idéal. Cette manifestation sera aussi l’occasion de montrer la très bonne entente que nous avons entre les éleveurs cantaliens des différentes races. C’est d’ailleurs ce qu’ont remarqué les éleveurs de Savoie…

Comment va se passer la journée : de la Miss Cantal abondance à la Miss nationale ?

J. R. : “En fin de matinée du samedi, après l’élection de la Miss Cantal abondance aux alentours de midi, les huit premiers animaux sont sélectionnés pour participer l’après-midi aux Miss nationales.”

Quels enjeux placez-vous dans cette manifestation ?
J. R. : “Ce concours de jeunes vaches, c’est l’avenir de la race. Cela nous permet aussi de montrer les avancées en termes de génétique, comparer les élevages et surtout, l’esprit de ce concours est de se retrouver, de faire quelque chose de bien. L’objectif premier est de montrer un sacré lot de génisses à Saint-Flour. Et enfin, pour les résultats : si le Massif central arrive à avoir une place ce sera pour  le mieux, et  si  ce sont des Cantaliens… Ça va en tout cas être un vrai challenge, avec du piment… Les jeunes vaches cantaliennes, qui étaient en concours au Sia à Paris, seront elles aussi à Saint-Flour…”

(1) Jacques Rouchez et son épouse sont en EARL, une production de 245 000 litres de lait transformés en partie en fromages salers et cantal. Le couple présente quatre vaches aux Miss Cantal.

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