Miss nationales montbéliardes : Les éleveurs ont fait goûter aux Sanflorains leur passion magique

Christian Fournier

Miss nationales montbéliardes : Les éleveurs ont fait goûter aux Sanflorains leur passion magique

17 départements présents, 118 éleveurs réunis, pour un maximum de participants : la fête des montbéliardes a battu son plein à Saint-Flour ce week-end.

Saint-Flour a accueilli samedi et dimanche le fleuron des montbéliardes, “les génitrices de demain” - une fête pour désigner une Miss nationale qui s'est avérée empreinte de beaucoup d'enthousiasme et de passion : en un mot, magique ! “C'est la première fois que l'on organisait un concours dans le Sud de la France, ce qui fait que nous avons réussi à bénéficier de la participation de départements comme la Lozère, le Lot, mais aussi la Mayenne, qui, à l'instar des départements de l'Ouest, ne participait plus”, se réjouissait à l'issue de la remise des prix, Jean-Marc Vacelet, directeur de l'Organisme de sélection de la race montbéliarde (OS). “Ce qui est impressionnant aujourd'hui, remarquait-il également, c'est l'absence de pronostics, conséquence de la qualité des animaux présentés : beaucoup d'éleveurs ont en effet affirmé qu'il n'y avait jamais eu un tel niveau”.

20 % de croissance à l'export

La race se porte plutôt bien : l'an dernier, en parts de marché national, “elle représentait 14,9 % des effectifs français. Cette année, c'est 15,3 %, en progression régulière depuis dix ans”, selon Jean-Marc Vacelet. En expansion dans l'Ouest, le Centre, et première laitière du Cantal, la montbéliarde affiche 470 000 doses exportées, une croissance de 20 % par an. Des animaux très jeunes, dotés d'exceptionnelles mamelles. Des vaches adultes puissantes avec des mamelles qui ont certes plus de volume “mais qui se défendent bien quand même” : voilà pour les grandes lignes de ce concours, au cours duquel les éleveurs, outre leur savoir-faire, ont démontré leur goût pour l'ambiance, leur jovialité et leur savoir-être.

“Une génétique d'avenir”

Pierre Jarlier, maire de Saint-Flour, tout comme Henri Barthélémy, premier vice-président du Conseil général, se sont déclarés “impressionnés par ce show”. Le président du syndicat montbéliardes du Cantal, Patrick Faille, s'est quant à lui félicité de ce “premier concours laitier national dans le Cantal”, illustrant “une génétique d'avenir, les meilleurs animaux avec lesquels nous allons travailler”. Face à la foule, il notait “le succès au rendez-vous”, sans doute aussi grâce à une organisation parfaite et la forte implication de la ville et de ses services techniques. Un grand moment d'émotion en résumé “pour une filière qui retrouve ambition et dynamisme, et qui a besoin de leaders, à l'image de tous ces éleveurs”, ajoutait Louis-François Fontant, le président de la Chambre d'agriculture du Cantal.

Source journal L'Union du Cantal »

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