Montauban : Vente au déballage : « Tout le monde s'y retrouve »

B.BOUCHOT d'après AFP

Les cagettes de nectarines et haricots verts s'arrachent dans la galerie marchande d'un hypermarché de Montauban, où une « vente au déballage » semble satisfaire consommateurs, distributeur et producteurs, qui écoulent leur production malgré la concurrence étrangère.

Un plateau de 4 kg de nectarines à 5 euros, 99 centimes le melon ou le filet d'un kilo de courgettes, les prix sont plus bas que d'habitude.

La vente au déballage pourrait être prolongée jusqu'à la fin du mois d'août

Créée par un arrêté du ministère de l'Agriculture, la « vente au déballage » prévoit la vente de fruits et légumes de saison français arrivés à maturité: melons, pêches-nectarines, abricots, poireaux, courgettes, poires d'été, artichauts, pommes de terre primeur et tomates. « C'est un effort consenti, concerté et partagé », explique Didier Padier, producteur de fruits de Montauban, dont les nectarines sont en vente au déballage, à quelques kilomètres de sa propriété. « Là, la grande surface ne fait presque pas de marge », assure l'agriculteur du Tarn-et-Garonne, un des principaux vergers de France. Christine Oumahi, chef de rayon de l'hypermarché Auchan, confirme. « Il y a un effort de fait par le producteur et de notre part. Nous achetons par exemple le melon à 90 centimes et nous le vendons à 99 centimes », précise-t-elle.

« Il y a une sacrée différence de prix, remarque une mère de famille, Sylvie Ripoll. Ca devrait se faire plus souvent car, en plus, le prix va avec la qualité ». Initialement prévue pour six jours (24, 25, 31 juillet, 1er, 7 et 8 août), le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire envisage de prolonger cette « mesure d'urgence » jusqu'à la fin août. Au-delà de cette mesure exceptionnelle, il espère pérenniser tout au long de l'année la relation avec les établissements de la grande distribution de la région. Le directeur de l'hypermarché, Patrice Rolli, reconnaît que l'offre de produits locaux restera « marginale ». « Nous sommes ouverts du 1er janvier au 31 décembre et les consommateurs veulent des tomates toute l'année », dit-il pour justifier la nécessité d'importer.

Source AFP

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