Naissance d’Élevage conseil Loire Anjou

Loire-Atlantique Agricole www.agri44.fr

Jean-Paul Houis et Dominique Davy signent l’accord de fusion des deux organismes qu’ils président, sous la houlette de maître Saquer-Deniau. © Catherine Perrot

Après plusieurs années de préparation, les contrôles de performance de Loire-Atlantique et du Maine et Loire viennent de fusionner. Objectif : rester leader du conseil en élevage.

Portrait de la nouvelle entitÉ

• 4 104 adhérents (3 081 bovins lait, 903 bovins viande, 120 caprins)• 167 900 vaches laitières contrôlées (95 % du lait du secteur)• Deux sites : Nantes et Trélazé• 278 salariés, dont 146 agents de pesée, 95 conseillers et techniciens, 21 agents administratifs, 13 cadres et 3 vétérinaires• 11 millions de chiffre d’affaires• Président : Jean-Paul Houis (44) ; président adjoint : Dominique Davy (49)• Directeur général : Patrice Dougé (49) ; directrice adjointe : Stéphanie Dufourd (44).

«C’est une grande journée ». Ce 5 juin 2012, à La Pommeraye (49), Jean-Paul Houis et Dominique Davy, jusqu’alors présidents respectifs des contrôles de performance de Loire-Atlantique et de Maine et Loire, n’évoquent pas seulement la durée de la présence du soleil en cette date proche du solstice. Mais bien l’importance de ce jour, en nombre d’événements qui s’y sont déroulés : deux assemblées générales ordinaires, deux assemblées générales extraordinaires, la présentation d’une nouvelle structure, un événement festif rassemblant quelque 300 personnes (délégués, adhérents, salariés des contrôles de performance et de nombreux invités).

Point d’orgue de cette journée, à 12 h 30 précises : la signature, par les deux présidents, du « traité de fusion », document entérinant la fin des contrôles de performances pour le 44 et de Bovicap conseil pour le 49, et la naissance d’Élevage conseil Loire Anjou, opérant désormais sur les deux départements.
Cette signature est l’aboutissement d’un long travail de rapprochement entre les deux structures chargées des contrôles de performances dans leurs départements respectifs. Celui-ci a démarré dès 2007, après la constatation de la baisse du nombre de sites de production, de l’arrivée de la concurrence sur certains domaines du conseil et du contrôle des performances… Dès 2007-2008, un conseil d’administration et des réunions d’encadrements communs aux deux structures sont organisés, pour mieux se connaître et prendre des orientations stratégiques partagées. Dès 2009, décision est prise pour une fusion au 1er janvier 2012 : « Nous avons préféré prendre notre temps, nous ne le regrettons pas, cette fusion se fait dans la sérénité » expliquent les deux présidents.

Un chantier de plusieurs années

Ces trois années de préparation n’auront en effet pas été de trop pour permettre la mise en place d’équipes territoriales de con-seillers, pour rapprocher les équipes administratives et d’encadrement (notamment « gérer » les doublons, spécialiser les personnes), et mettre en place un nouvel organigramme professionnel. Comme c’est souvent le cas dans le secteur agricole, qu’il s’agisse de rapprocher deux exploitations, deux coopératives ou deux syndicats, les responsables ont préféré « anticiper les événements plutôt que de subir l’évolution du contexte ».

Depuis 2011, les deux structures se sont fortement investies sur des activités nouvelles communes, adaptées à l’évolution et la demande du terrain : ce sont notamment le génotypage (avec Créavia), le service prévention santé et San’élevage (trois vétérinaires ont été embauchés en tout), les solutions de monitoring, les services complémentaires aux éleveurs (comme le parage, l’écornage, qui étaient pratiqués en Maine et Loire mais pas en Loire-Atlantique et qui connaissent une forte demande !). Pour les années à venir, l’ambition est clairement affichée par Élevage conseil Loire Anjou de continuer à développer de nouveaux services, pour « rester leader du conseil en élevage », comme l’adaptation de la collecte de données aux nouveaux matériels de traite, la formation, l’analyse rapide de fourrages par infrarouge, ou encore augmenter encore l’activité du service « prévention santé », qui connaît un succès considérable.

Élevage conseil Loire Anjou a aussi rappelé ses valeurs : s’adapter aux besoins des adhérents, être une structure réactive, indépendante, pilotée par des professionnels et maintenir sa logique de partenariat avec les autres acteurs de l’élevage. C’est le cas avec Créavia, avec les centres de gestion (CER France, AS 49) ou encore avec les chambres d’agriculture. Des responsables des deux chambres d’agriculture ont d’ailleurs été invités à commenter la naissance d’Élevage conseil Loire Anjou. Pour la Loire-Atlantique, Vincent Bigeard a dit « sa fierté » et même « son émotion » d’avoir assisté à la naissance de cet outil, qui sera là pour « accompagner les éleveurs au quotidien, pour les aider dans les moments difficiles et pour faciliter leurs projets ».

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