National salers : Mauriac de nouveau en ébullition

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National salers : Mauriac de nouveau en ébullition
Catalyseur de ventes, vitrine de promotion en France et à l’étranger, le National salers est aussi un spectacle ouvert au grand public venu admirer les meilleurs spécimens de la race - Christel Jahnich/APAP

De retour au parc des Rédines à Mauriac les 10, 11 et 12 octobre, le concours National salers a réuni 83 éleveurs et 335 animaux dans une édition qualifiée de haut vol.

La salers n’oublie pas d’où elle vient. Célébrée au Space de Rennes et aux journées génétiques de Sedan, exportée à l’étranger, délocalisée à Saint-Mamet ou à Cournon, elle a retrouvé son port d’attache de Mauriac à l’occasion du National salers les 10, 11 et 12 octobre. Comme une star longtemps absente de retour au pays, elle a créé l’effervescence en réunissant tous les amoureux de la race, des fans de la première heure aux nouveaux convertis. À commencer par les éleveurs : le concours a attiré 83 exposants pour 335 animaux, venus majoritairement cette année du berceau élargi de la race (Auvergne, Lot et Corrèze).

Un gros millésime

“Cette édition 2014 a rempli ses promesses avec une bonne participation et de la très haute qualité génétique”, s’est félicité Lionel Duffayet, président du  Groupe salers évolution. “Pour moi, c’est un gros millésime, a ajouté Francis Manhès, l’un des trois juges du week-end. Tous les animaux sont à fort potentiel et ce sont les petits détails qui font la différence.” Vitrine de promotion en France et à l’étranger, le National salers reste pour les sélectionneurs “une journée pour faire connaître son élevage et la salers”, témoigne Frédéric Canal, Corrézien de Rilhac- Xaintrie. “Une récompense, c’est un plus pour l’élevage”, admet de son côté Frédéric Duval du Gourg de Valette, premier prix du groupe de vaches.“Le concours est un catalyseur pour les ventes, confirme Bruno Faure, directeur du GSE. Nous avons ainsi des délégations irlandaises, portugaises, espagnoles ou encore luxembourgeoises qui sont venues pour acheter, sans oublier les nombreux  éleveurs  français  qui s’intéressent  à  la  salers  et  qui profitent de la manifestation pour échanger.” Et puis il y a la fête : le National salers est un beau spectacle ouvert à un public nombreux, à la fois très professionnel et familial.

Le public au rendez-vous

Dans la foule qui se presse autour des barrières du ring, on croise Nadine, une fidèle qui vient dès qu’elle le peut pour “voir de belles bêtes”. On discute aussi avec Alain, ancien salarié agricole, qui suit deprès les concours de salers cantonaux et plus particulièrement le National dont il apprécie la montée en grade : “Maintenant, c’est vraiment racé, on voit que les éleveurs ont fait des efforts.” Enfin voici David, coiffeur pour hommes à Saint-Flour ville basse. Ce samedi, il a exceptionnellement fermé son salon pour se rendre au National salers en tant que visiteur… et exposant ! Éleveur de salers, il présente une doublonne, Hôtesse. “Je n’ai pas beaucoup devaches, mais j’essaie qu’elles soient bonnes”, confie ce passionné qui cumule deux plein-temps. Avec lui, la bombe de laque n’est jamais très loin. “Le soir, après le travail, je suis heureux de retrouver mes vaches… il n’y a que la brosse qui change !”, plaisante-t-il. D’ici que la salers, avec sa belle gueule de rousse, devienne la prochaine égérie de la marque L’Oréal !

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