Négociations commerciales : quand c'est fini, ça continue

Avec AFP

Négociations commerciales : quand c'est fini, ça continue

Le bras de fer des négociations commerciales annuelles entre les producteurs de l'industrie agroalimentaire et certaines enseignes de supermarché se poursuit au delà de la date butoir du 28 février, ont indiqué mardi des sources concordantes.

Alors que la date limite était fixée, comme chaque année, au 28 février, "les négociations sont toujours en cours", a précisé à l'AFP l'Ania (Association nationale des industries alimentaires). "Il y a beaucoup d'industriels qui n'ont pas signé" avec tous leurs clients de la grande distribution, a-t-on indiqué de même source. "Il apparaît que de nombreuses entreprises ne parviennent pas à un accord" avec la grande distribution, indique en outre Jean-Philippe Girard, président de l'Ania, sur le site internet de l'association.

Selon lui, la raison principale du blocage "est la non-prise en compte de la réalité économique des fournisseurs" par les centrales d'achat des supermarchés. L'Ania rappelle que ces négociations se sont tenues "dans un contexte de montée significative des prix des matières premières agricoles", dont certaines se sont envolées, comme le lait, le porc, ou les huiles.

Principale tension

"Certains produits transformés, dont les prix reposent beaucoup sur le coût des matières premières, n'ont pas pu faire passer ces hausses de tarifs à la distribution", ajoute l'Ania, qui évoque la "principale tension" de ce cru 2017. Si "certaines enseignes ont fait des efforts dans leur comportement", l'Ania évoque une "montée en puissance des pénalités" sur les retards de livraisons pour faire pression durant les négociations. Contactée par l'AFP, la FCD, fédération représentant les principales enseignes de grande distribution, n'a pas souhaité faire de commentaires.

"Les négociations commerciales sont terminées", a affirmé de son côté une source proche d'un des principaux distributeurs français. Dans le même temps, Dominique Chargé, président des Coop de France affirmait avoir "eu des appels d'entreprises pour qui ce n'est pas terminé". La situation "est très hétérogène selon les produits et les enseignes", a-t-il précisé. Outre les marques, il précise qu'il faut encore répercuter "la hausse des matières premières sur les MDD (marques distributeurs): "pour beaucoup d'entreprises, la grosse masse des volumes est là".

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Commentaires 1

Dundee80

Le prix de certaine matière première s'est envolé, comme le lait!!!!!. On ne vit pas dans le même monde car dans nos élevages, on ne voit rien venir.....

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