Nicolas Sarkozy en visite à la ferme : Une journée spéciale » pour Mme Poux

Nicolas Sarkozy a effectué mardi un déplacement dans le Tarn-et-Garonne consacré à l'agriculture et entamé par la visite de la ferme de Sophie Poux, productrice de lait qui avait été très pugnace face à lui lors d'une émission télévisée en 2010.

« C'est une journée spéciale », a confié à la presse Mme Poux, visiblement émue d'avoir pu à nouveau discuter avec le chef de l'Etat. Mme Poux s'était rendue célèbre, en janvier 2010, lors de la première émission « Paroles de Français » où M. Sarkozy était interrogé par un panel de Français.

Avec pugnacité elle avait alors expliqué au président les problèmes rencontrés par sa profession et avait invité M. Sarkozy à se rendre compte sur place de ces difficultés, en venant visiter sa ferme. Le président s'était alors engagé à venir.

Promesse tenue, mais un an plus tard. « Il n'a pas le même agenda que nous », a fait remarquer la jeune quadragénaire. Avant de venir présider une table ronde sur les filières agricoles, M. Sarkozy s'est longuement attardé à la ferme de Sophie et Jérôme Poux, dans le lieu-dit de Vignebarrade.

Goûtant avec gourmandise tous les produits régionaux présentés sur des tables en bois dressées près de l'étable - foie gras, fromages et confitures maison - le président a entamé une discussion passionnée avec Mme Poux.

Travailler plus pour gagner plus« .

« Combien vendez-vous les mille litres de lait? », l'interroge-t-il. « Entre 320 et 340 euros. L'an dernier, c'était 300, et avant 240 », répond-elle, rappelant ainsi que les trois années précédentes avaient été parmi les plus dures pour les agriculteurs, en raison de la crise.

« A 314 euros, on équilibre à peine » les frais, poursuit l'agricultrice.
« Pour s'en sortir, on va faire du fromage avec des circuits courts » (vente au plus près du lieu de production, ndlr), annonce-t-elle au président.

« Et quel est votre objectif? », demande ce dernier. « Travailler moins pour gagner plus », répond du tac-au-tac l'agricultrice pleine de répartie à un président dont le slogan de campagne en 2007 était « travailler plus pour gagner plus ».

« Je rigole », se rattrape-t-elle. « En fait, on aimerait travailler autant pour gagner plus. Ce que je veux, c'est travailler pour perdre moins », rectifie-t-elle, au souvenir des années 2008 et 2009, particulièrement noires pour la filière.

Source d'après AFP

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