Nicolas Sarkozy : Je ne laisserai pas tomber notre agriculture»

Nicolas Sarkozy, en déplacement aujourd'hui dans l'Orne, à Mortagne-au-Perche, a promis qu'il ne laisserait pas tomber l'agriculture française, ni démanteler l'agriculture européenne.

« Je ne laisserai pas tomber notre agriculture. C'est un secteur de pointe de notre économie, c'est un élément de notre identité nationale. Tout sera fait pour que vous puissiez vivre de ce que vous savez faire et transmettre aux plus jeunes le patrimoine qui est le vôtre », a déclaré Nicolas Sarkozy en présentant ses voeux au monde rural.

« L'agriculture est une activité économique à part entière, et je le dis aux agriculteurs, je mettrai tout en oeuvre non pas pour assurer la préservation de l'agriculture mais pour en assurer le développement », a-t-il ajouté en défendant le projet de loi agricole (LMA) présenté mercredi en Conseil des ministres par le ministre Bruno Le Maire.

Renforcer la compétitivité

Pour tenter d'enrayer la chute des revenus agricoles, qui ont dégringolé de 34% en moyenne en 2009, le chef de l'État insiste sur le « renforcement de la compétitivité » des exploitants et prône une « meilleure répartition » de la valeur ajoutée entre la production et la distribution.


Nicolas Sarkozy a aussi réaffirmé sa volonté de défendre la Politique agricole commune (Pac) européenne, dont certains pays de l'UE souhaite un allègement à l'occasion de sa renégociation à l'horizon 2013. Les premières négociations sur ce dossier doivent débuter en 2010.

« C'est pas au moment où le monde a failli tomber dans le précipice de la crise parce qu'il y avait la dérégulation financière que j'accepterai la dérégulation agricole. Ce serait à mes yeux inacceptable », a-t-il assuré, « je ne laisserai pas démanteler l'agriculture européenne simplement parce que nos amis américains ont une agriculture eux aussi ».

Maintenir une préférence communautaire

Le président a également réclamé le maintien d'une « préférence communautaire », estimant que sans elle « les pressions sur les prix détruiraient l'agriculture européenne », ainsi qu'une « concurrence loyale » avec les pays extérieurs à l'Union.

« Ce n'est pas acceptable d'imposer à nos agriculteurs des règles sur le bien-être animal, sur la traçabilité, sur la sécurité alimentaire et de continuer à importer en Europe des produits élevés ou fabriqués dans des pays qui n'appliquent aucune des règles (...) que nous appliquons », a-t-il insisté.

Source d'après AFP

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