Nicolas Sarkozy : Je ne reculerai pas sur le bilan de santé de la Pac»

Lors de son déplacement dans une exploitation céréalière de l'Essonne, Nicolas Sarkozy a refusé catégoriquement de revenir sur le bilan de santé de la Pac, défavorable aux céréaliers.

«Je ne reculerai pas sur ce bilan de santé de la Pac, même si c'est arrivé au plus mauvais moment pour vous (...) au moment de la chute des cours », a répondu Nicolas Sarkozy au président des Jeunes agriculteurs d'Île-de-France, Damien Greffin, pendant une table ronde organisée dans une ferme.

«Nous l'avons fait pour assurer la pérennité de la Pac en Europe et pour avoir un maximum de pays (européens) derrière nous», a-t-il justifié, «ce travail était absolument incontournable, il nous a permis de récupérer 24 pays sur 27 qui ont dit ‘nous voulons sauver la politique agricole commune'».

Ce « bilan de santé » se traduit par un recul d'environ 100 euros par hectare des aides européennes distribuées par la France aux céréaliers au profit notamment des éleveurs et des agriculteurs des zones de montagne.

Le chef de l'État a donné rendez-vous aux céréaliers à la fin de l'année pour la réunion du comité de suivi du « bilan de santé » de la Pac. « On ne vous laissera pas tomber, si on s'aperçoit qu'il y a des choses à faire on les fera », a-t-il promis.

Des taxes reversées aux agriculteurs ?

Il a rappelé que des « dispositifs fiscaux » susceptibles de les aider étaient inclus dans le projet de loi de modernisation agricole qui doit être examiné en mai par le Parlement. Il a cité « la possibilité d'enclencher une taxe additionnelle sur les surfaces commerciales s'il n'y a pas eu un accord de modération des marges » de ces grandes surfaces sur les produits agricoles.

Nicolas Sarkozy s'est également dit prêt à tester « sur un ou deux produits » une taxe sur les prix de quelques produits finis (pâtes, baguette, huile...) qui seraient reversées au secteur agricole, mais à la condition expresse qu'elle soit « compatible avec la législation européenne ».

A l'issue d'une heure et demi de discussion, Damien Greffin s'est déclaré satisfait du déroulement de la rencontre mais a regretté que « sur les annonces concrètes, il n'y ait pas grand chose».«On répète depuis un certain nombre de mois que la situation de crise est là, mais il n'y a pas de réponse immédiate», a-t-il constaté.

Source d'après AFP

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