Nicolas Sarkozy n'inaugurera pas le salon

Bruno Le Maire inaugurera lui-même le salon, samedi, accompagné du nouveau commissaire européen à l'Agriculture, le Roumain Dacian Ciolos. Le président de la République devrait le clôturer le dernier week-end

En cette période pré-électorale, de nombreux responsables politiques sont attendus sur les stands. « Nous avons reçu un nombre record de demandes pour venir nous visiter », a assuré un porte-parole de la Fnsea.

Contrairement à ces deux dernières années, le président de la République n'inaugurera pas le salon samedi, mais devrait le clôturer le dernier week-end, a indiqué le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire. Ce « n'est pas une nouveauté totale puisque c'est déjà arrivé à Jacques Chirac », a-t-il tenu à préciser.

La première participation du chef de l'Etat au salon avait été marquée par le fameux « Casse-toi, pauvre con ! » lancé à un visiteur qui ne voulait pas lui serrer la main.


« On a confondu la recherche en biotechnologie avec le Monsanto 810 »

Bruno Le Maire inaugurera donc lui-même le salon, accompagné du nouveau commissaire européen à l'Agriculture, le Roumain Dacian Ciolos. Un « signal fort », selon le ministre, au moment où l'Europe renégocie dans la douleur la Politique agricole commune (PAC) dont la France est la principale bénéficiaire.

Le Premier ministre François Fillon est attendu à une date non encore précisée. En revanche, Dominique de Villepin a d'ores et déjà annoncé son passage le 3 mars.

Si «l'urgence absolue» est de garantir aux agriculteurs « un revenu stable et décent », la recherche est «décisive» pour l'avenir de l'agriculture, a fait valoir M. Le Maire. Le salon de l'agriculture met d'ailleurs l'accent cette année sur la recherche et l'innovation, un domaine dans lequel la France est en perte de vitesse, ce qui pénalise sa compétitivité sur le marché mondial.

Échaudé par la polémique sur les OGM, le ministre a insisté sur la nécessité d'avancer «avec prudence» et «pédagogie». «On a confondu la recherche en biotechnologie avec le Monsanto 810», a regretté M. Le Maire. Mais selon lui, la recherche en biotechnologie est indispensable et «nous ferions une erreur historique» en y renonçant.

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