Notre-Dame-des-Landes : Réduire l’impact de l'aéroport sur les terres agricoles

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a installé la mission chargée d'étudier la réduction d'impacts de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes sur les terres agricoles.

"Cette mission agricole spécialisée aura pour objectif d'identifier localement les moyens de minimiser l'impact du projet sur les surfaces agricoles", indique le ministère dans un communiqué. Elle devra aussi "apporter sa contribution à la définition d'outils efficaces pour lutter contre la consommation des espaces agricoles par le développement urbain", également appelée artificialisation des terres.

La création de cette mission avait été annoncée le 24 novembre par le Premier ministre en réaction à la mobilisation persistante des opposants au projet d'aéroport nantais. Elle sera conduite par trois ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts, dont Dominique Pélissié qui la dirigera, et d'un géographe. Les services de Stéphane Le Foll ont assuré la semaine dernière qu'"il n'y aurait pas de défrichement à Notre-Dame-Des-Landes avant six mois".  Le gouvernement s'est également engagé à préserver les terres agricoles dans ce projet d'aéroport qui concerne, selon le ministère,  740 hectares, "dont 250 ha doivent être artificialisés".

Xavier Beulin, président de la Fnsea, à l’occasion de la présentation de sa campagne des élections chambres d’Agriculture à la presse, a déclaré que 32 agriculteurs étaient directement concernés par ce projet et que 30 d’entre eux étaient en lien avec la chambre d’Agriculture pour «préserver leur avenir et faire en sorte que le moins possible de terrains soient utilisés ». « Ne nous laissons pas instrumentaliser par une poignée d’individus (...). Notre-Dame-des-Landes c’est 12 ans de procédures, tous les recours ont été pris et ont échoué. Nous avons pris acte de cette décision politique. A nous maintenant d’accompagner les agriculteurs concernés», précise-t-il.

De leur côté, les dirigeants de la confédération paysanne étaient mercredi dernier dans la ZAD, la «zone à défendre» de Notre-Dame-des-Landes. Ils sont allés apporter leur soutien aux occupants de la zone et ont annoncé des nouvelles actions. «Dans les jours qui viennent, les paysans vont installer, dans toute la France, des panneaux anti-aéroport», ont-ils annoncé.

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Commentaires 1

Parisien

La solution la plus simple serait de supprimer tout simplement ce projet d'aéroport.

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