Octobre 2015 : légère hausse des prix à la production

Octobre 2015 : légère hausse des prix à la production
Le cours des pommes de terre s’accroît de plus de 60%, par rapport à octobre 2014 (DR)

En octobre 2015, les prix agricoles à la production augmentent en moyenne de 0,5 % par rapport au mois précédent et de 1,3 % sur un an. La hausse concerne les céréales mais aussi les pommes de terre et les fruits et légumes.

Prix céréales oct 2015

Les prix des céréales se redressent en octobre (+5,4 %, après –14,7 % entre juillet et septembre), en dépit d’une offre abondante confortée par la nouvelle récolte dans l’hémisphère Nord. Les marchés ont notamment réagi aux conséquences potentielles sur les futures récoltes qu’entraîneraient la sécheresse en Australie et les inondations aux États-Unis.

Les prix des oléagineux remontent également de 3,4 % en octobre en raison de la baisse de la production de colza, principale graine produite en France. En outre, le renchérissement de l’huile de palme se transmet au colza, ces deux produits étant en partie substituables.

Par rapport aux prix bas d’octobre 2014, le cours des pommes de terre s’accroît de plus de 60 %. La récolte 2015 est au niveau de sa moyenne de longue période alors que la récolte l’an dernier avait été exceptionnelle. En revanche, le prix de la betterave industrielle chute de près de 20 % en glissement annuel, suivant la baisse du prix à la production du sucre en France.

Les prix des fruits frais augmentent fortement sur douze mois (+18,4 %), notamment celui des pommes (+27,0 %). Le prix bas de l’an dernier reflétait l’engorgement de l’offre lié à une récolte européenne abondante et à l’embargo russe depuis août 2014. Le prix des poires augmente lui aussi sur un an sous l’effet d’un repli de l’offre européenne.

Ceux des légumes frais grimpent de plus de 13 % en glissement annuel. La hausse des prix des endives (+22 %), salades (+45 %) et poireaux (+14 %) résulterait de la diminution des volumes récoltés. En ce début d’automne, les consommateurs ont continué de se tourner vers la tomate dont le prix s’élève aussi (+7 %).

Du côté des productions animales, on assiste au contraire à une quasi-stabilité du prix des animaux. En données corrigées des variations saisonnières, le prix des animaux est quasi stable (+0,1 %). La hausse des prix des veaux et des volailles compense la baisse du prix des gros bovins et des porcins.

La plus forte chute concerne le lait (- 16 % sur un an) sous les effets conjugués de la surproduction et du ralentissement de la demande chinoise.  Le prix des œufs perd également 8,8 % après la forte hausse des mois précédents liée à la chute de l’offre américaine, alors affectée par un épisode de grippe aviaire.

Les prix des consommations intermédiaires baissent légèrement par rapport à septembre (–0,2 %). Sur un an, ils diminuent de près de 2 % essentiellement en raison de la chute des prix de l’énergie (–15,9 %). Les prix des biens d’investissement sont globalement inchangés en octobre.

Source Agreste, ministère

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