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OGM : La Haute Autorité à des «doutes sérieux» sur le MON 810

SC

La Haute autorité provisoire sur les OGM a fait état de ses « doutes sérieux » sur le maïs Mon 810, ouvrant la voie à l'activation de la clause de sauvegarde, qui permettrait à la France d'interdire provisoirement le seul OGM cultivé en France.

Le verdict est tombé hier soir : La Haute autorité a « relevé un certain nombre de faits scientifiques nouveaux négatifs impactant notamment la flore et la faune » concernant le Mon 810. Il s'agit de la dissémination à longue distance, sur plusieurs dizaines, voire centaines de km -alors que les précédentes études portaient sur plusieurs dizaines et centaines de mètres. Sont également évoqués « la résistance chez des insectes », et « les effets constatés sur la flore et la faune », notamment sur le lombric et les micro organismes.

« Nous avons des doutes sérieux », a résumé le président de l'Autorité, le sénateur de la Manche Jean-François Le Grand, en remettant au ministre de l'Écologie ses conclusions. Cet avis ouvre la voie au recours, par la France, à la clause de sauvegarde qui permet à un pays européen d'interdire sur son sol la plantation de ce maïs, créé par Monsanto. Le président de la République doit rendre sa décision aujourd'hui ou demain.

Pour Pascal Férey, vice-président de la FNSEA, « rien ne devrait pousser le gouvernement à accélérer un processus de décision sur cette clause de sauvegarde, à moins d'agir d'une façon politicienne ». Selon lui, « La Haute Autorité met en avant les mêmes éléments qui avaient conduit l'Allemagne à activer la clause de sauvegarde, clause qui avait été repoussée par la Commission de Bruxelles ». L'Allemagne a retiré sa clause le 6 décembre après avoir obtenu de Monsanto une surveillance plus étroite des impacts sur l'environnement.

Publié par SC

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