OGM : Le Burkina parie sur le coton transgénique

SC avec AFP

Le Burkina Faso compte ensemencer en 2009-2010 plus de 100.000 hectares de coton transgénique, dans l'espoir d'augmenter la productivité et les revenus des paysans.

Après l'Afrique du Sud, le Burkina est le deuxième pays d'Afrique subsaharienne à s'être lancé dans la production de coton génétiquement modifié. L'an dernier, 8.500 ha avaient été emblavés. Il s'agit maintenant d'ensemencer 118.000 ha avec la variété Bollgard II de Monsanto.

Pour que le coton transgénique soit attractif, les sociétés cotonnières ont prévu de vendre le sac de semences de 30 kg à 26.000 FCFA (39,6 euros), soit 100 francs (0,15 euro) de moins que le coton conventionnel. Les gènes demeurent propriété de Monsanto mais la variété appartient au pays. 60% des bénéfices sur la vente des semences reviendront aux paysans qui les produisent, 28% à Monsanto et 12% à des structures de recherches sur le coton Bt.

Des ONG contestent

Les promoteurs du coton Bt affirment qu'il présente au moins trois avantages: utilisation réduite des pesticides, augmentation de 30% des rendements à l'hectare, hausse des revenus des agriculteurs. Le professeur Allassane Séré, responsable de Burkina biotech, favorable aux OGM, fait valoir que personne ne s'est inquiété jusqu'à présent des dégâts causés par les pesticides pour le traitement du coton conventionnel : « Les eaux sont polluées, des poissons meurent, les insectes sont tués », assure cet ancien ministre de l'Agriculture.

Certaines ONG estiment cependant que le coton Bt a échoué à apporter des avantages aux petits agriculteurs dans le monde et que sa culture est dangereuse à long terme pour l'environnement. La «Coalition de veille face aux OGM» rejette également l'argument d'une importante hausse des rendements sur le terrain.

Publié par SC avec AFP

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