OP bovins AGRIAL : Répondre aux besoins du marché avec une OP musclée

Thierry Guillemot

OP bovins AGRIAL : Répondre aux besoins du marché avec une OP musclée

Une filière plus à l'écoute de la demande, une responsabilité économique plus grande, un rôle nouveau pour les OP. Message reçu quasi 5 sur 5 par les adhérents de la filière bovine d'Agrial.

L'OP (Organisation de Producteurs) Bovins d'Agrial tenait, la semaine dernière à Pontmain (53), son assemblée plénière. Pierre Halliez, directeur du SNIV (Syndicat National des Industries des Viandes), y est intervenu sur le thème du “devenir de la filière bovine en France et dans l'Union Européenne face à l'augmentation des coûts de production”. Un devenir pas aussi sombre sous conditions : la filière doit être plus à l'écoute de la demande, elle doit assumer une responsabilité économique plus grande et les OP ont un rôle nouveau à jouer. “Il faut sortir des modèles traditionnels, de ce rapport de force amont/aval et de la pensée unique pour se doter d'outils nouveaux d'amélioration de notre compétitivité”, en guise de conclusion.Dans son rapport d'orientation, Pierre Hermenier (président de l'OP Bovins) avait déjà balisé ce terrain : meilleure connaissance de l'offre, répondre aux besoins du marché, réfléchir à la mise en place d'une filière efficace avec Union Set (une seule OP demain)... Morceaux choisis.

MAC.

“C'est peut-être une erreur que d'avoir fait le choix de deux types de machines à classer en France mais laissons la MAC faire son boulot et ne la débranchons pas. Il faut rester serein sur ce dossier : ne cassons pas ce que l'on a mis en place”.

FCO.

“Je vous invite à désinsectiser même si ça ne protège pas à 100 %. Je regrette cependant qu'il n'y ait pas eu de message cohérent entre les DSV, les GDS et les vétérinaires”.

Propreté des animaux.

“On ne pourra pas se bloquer vis-à-vis de ce dossier. Nous avons réussi à reculer les pénalités mais elles verront le jour demain. Nous devons passer de moins de 5 % d'animaux sales à 1 ou 2 %”.

Grenelle des animaux.

“Derrière cela pointe le bien-être des animaux. Il faut être attentif pour contrer ceux qui ont des idées préconçues sur le monde de l'élevage”.

Poids.

“Il ne faut pas pousser les animaux trop lourds : ça coûte cher au producteur et ça ne correspond pas au marché: 340/350 kg pour des laitiers, après ils mangent comme des loups”.

Horizon 2010.

“La coopération, c'est une toile d'araignée sur le terrain. Mais il y aura moins d'intervenants demain. Lait ou viande : ce sera le même interlocuteur”.

Offre.

“Il nous faut une meilleure connaissance de l'offre. Ce que nous avons vécu sur le 1er semestre 2007 avec une forte hausse de l'offre en JB illustre bien un manque d'anticipation. Les outils existent (BDNI) et il faut aller plus loin dans cette démarche”.

Union Set.

“Les conseils de filière des deux coopératives devront travailler à la mise en oeuvre d'une nouvelle structure tout en ayant à l'esprit le côté organisationnel, économique, rentabilité de façon à satisfaire l'ensemble de nos adhérents. ce projet s'inscrit également dans l'objectif de renforcer les relations avec notre filiale Socopa”.

2008.

“Nous attendons un accroissement de la production sur le second semestre lié à la diminution des exportations de broutardset à une augmentation du nombre de veaux de 8 jours destinés à la production de JB”

Source Réussir l'Agriculteur Normand

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