PAC 2014 : Les syndicats vent debout contre un verdissement jugé excessif

La FNSEA demande des "évolutions"

 La FNSEA, premier syndicat agricole français, demande des "évolutions significatives" dans les propositions de la Commission européenne pour réformer la Politique agricole commune (PAC). Le syndicat pointe du doigt le "verdissement" de la PAC et  la "convergence" des aides européennes qui doit à terme rééquilibrer les soutiens financiers entre les différents pays européens.

 Pour la FNSEA, ces propositions ne sont pas "de nature à améliorer la compétitivité de nos productions et filières, ni à ajuster la PAC aux objectifs du G20 pour répondre au défi alimentaire de ce 21ème siècle". Le syndicat dit également attendre "rapidement des garanties" sur le budget de la PAC.

Chambres d’Agriculture : des propositions qui manquent d'ambition

 Les chambres d'Agriculture affirment également que les critères proposés pour le verdissement de la PAC sont "trop élevés", estimant que ces propositions "vont à l'encontre de la compétitivité et de la production dans un contexte de demande mondiale croissante".

 Les Chambres d'Agriculture regrettent le manque d'outils de régulation et souhaitent le maintien du budget de la PAC.

Jeunes Agriculteurs : « rien n’est acquis, malgré les bonnes intentions »

De son côté, Jeunes Agriculteurs se félicite de la place accordée aux jeunes dans les deux piliers mais reste dubitatif sur la définition de certaines mesures. Ils regrettent  notamment  la faible ambition du volet consacré à la gestion des marchés et estiment que  le « verdissement » des aides  doit demeurer accessible à tous les systèmes de production. 

Par contre, le JA approuvent le plafonnement et le Bonus accordés aux jeunes et espèrent que Dacian Ciolos sera suivi sur ce point dans ses intentions. Autre point positif souligné : la reconnaissance des OP et interprofessions.

Coordination rurale : une PAC mal verdie et toujours moins d'agriculteurs

Plus radicale, la coordination rurale estime que les propositions « sont à l'opposé de ce qu'exigent les défis du XXIème siècle et symbolisent la déshérence de l'Union vis-à-vis de son agriculture ». « Ce n'est pas en conditionnant les aides à des pratiques jugées plus vertueuses, tout en soumettant les agriculteurs à la concurrence mondiale (…), que l'on parviendra à maintenir et à fortifier ce secteur stratégique majeur qui détermine notre sécurité alimentaire » estime la Coordination.

 

Les propositions vont "affaiblir" les agriculteurs allemands

En Allemagne, le président de la fédération des agriculteurs  estime que les propositions vont "affaiblir" les agriculteurs allemands. "Nous sommes aussi pour une agriculture verte", déclare  Gerd Sonnleitner «mais les objectifs de la Commission ne sont pas atteignables" et vont "nous affaiblir».

Selon les propositions européennes, quelque 30% des subventions seront conditionnées au respect de mesures environnementales. Une mesure qui signifie, d’après Gerd Sonnleitner "600.000 hectares de moins utilisables" en Allemagne. "Nous allons nous retrouver davantage dépendants de l'étranger (pour notre approvisionnement), ce qui signifie aussi des prix plus volatils", a-t-il ajouté.

 Il s'est toutefois déclaré "optimiste" sur une modification par le parlement des propositions du commissaire afin d'aboutir à des objectifs selon lui "réalistes".

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Commentaires 1

tomadele

Il s'agit de certains syndicats seulement...
Ils feraient peut etre bien d'ecouter la radio parfois (c'est plus rapide que de lire les rapports d'etude du CNRS et de l'INRA...)

http://www.franceculture.com/emission-le-magazine-de-la-redaction-un-monde-sans-abeilles-2011-10-14.html

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