PAC : Français et Polonais sur la même longueur d'onde

La France et la Pologne s'opposent à toute remise en cause de la Politique agricole commune (PAC), a déclaré lundi à Varsovie le ministre français de l'Agriculture Bruno Le Maire.

« La France comme la Pologne veulent une politique agricole commune forte, moderne avec un budget nécessaire et nous sommes opposés à toute remise en cause de la politique agricole commune », a déclaré M. Le Maire après un entretien avec son homologue polonais Marek Sawicki.

« En ce qui concerne les principes généraux la convergence de vue entre la France et la Pologne est énorme », a déclaré de son côté M. Sawicki. « Nous avons devant nous une très longue route faite de négociations, de persuasion, de discussions, tant de la part des nouveaux membres de l'Union que des anciens », a-t-il ajouté.

« Nous estimons tous les deux qu'il faut une vraie régulation européenne des marchés agricoles », a déclaré M. Le Maire au côté de son homologue, « on a régulé les marchés financiers, pourquoi est-ce qu'on ne régulerait pas maintenant les marchés agricoles ? ».

Revoir les références historiques

La Pologne (2,03 milliards de subventions en 2009) fait partie des nouveaux États membres de l'UE qui s'estiment lésés par les critères de répartition des aides fondés sur des niveaux de production historiques, et militent pour un rééquilibrage en leur faveur.

«La France a parfaitement conscience que nous avons besoin d'une PAC plus légitime et c'est pour cela que la France reconnaît que les références historiques doivent être revues», a déclaré M. Le Maire.

Une telle révision des aides directes aux agriculteurs pourrait permettre de niveler les différences et la division entre anciens et nouveaux membres de l'UE, estiment les Polonais.

Inquiétudes sur fond de Mercosur

Bruno Le Maire a également évoqué l'inquiétude d'une grande partie des membres de l'Union européenne pour leur agriculture, avec la relance officialisée en mai de négociations commerciales entre l'UE et le Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay).

« Nous avons réussi à réunir 15 États membres qui sont opposés à la reprise des négociations entre l'Union européenne et le Mercosur », a déclaré le ministre français.

Il estime que l'on ne peut pas demander aux agriculteurs français de respecter des règles sanitaires et environnementales si les produits importés ne respectent pas rigoureusement les mêmes règles sanitaires et les mêmes règles environnementales.

Source d'après AFP

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier