PAC : la FNSEA satisfaite, les autres syndicats déçus

PAC : la FNSEA satisfaite, les autres syndicats déçus
Pour José Bové, ce projet "entérine la politique du chacun pour soi " (Source eelv.fr)

La FNSEA, syndicat majoritaire du monde agricole français, salue "un signal politique favorable" après la validation de la nouvelle Politique agricole commune mercredi à Bruxelles, qui déçoit cependant les autres syndicats pour qui la prochaine PAC est "une mauvaise nouvelle".

"Pour la première fois, les décisions concernant la PAC font l'objet d'une co-décision entre le Conseil des ministres et le Parlement", indique la FNSEA dans un communiqué, en se félicitant de "la sagesse et de l'écoute" des parlementaires.

"Les outils mis à disposition des États membres pour la PAC 2014-2020 sont multiples", estime le premier syndicat agricole français qui relève "une convergence raisonnable des soutiens", un "verdissement proportionnel pragmatique" et "des possibilités de recouplage significatives"...

Manque d'ambition, égoïsme d'État, "mauvaise nouvelle" estiment en revanche les syndicats concurrents qui regrettent entre autres une "renationalisation"  de l'ambition commune au gré des Etats-membres.

Tout va se jouer au niveau national

"C'est au niveau national que tout va se jouer, sur la base des mesures facultatives qui ont été décidées" déplore la Confédération paysanne. Même si elle prend "acte de la possibilité d'un couplage jusqu'à 15%" des aides - qui devrait favoriser l'élevage en France - "et de la majoration sur les premiers hectares" qui encourage les petites exploitations.

Pour son ancien leader, le député européen José Bové,  vice-président de la Commission Agriculture du Parlement européen,  ce projet "entérine la politique du chacun pour soi"  et donne raison au "lobby de l'agro-industrie".  "C'est un triste jour pour l'Europe", écrit-il dans un communiqué.

José Bové déplore notamment la disparition d'une rotation obligatoire des cultures (dont des légumineuses pour les animaux) qui aurait permis de réduire "notre dépendance"  aux importations de soja sud-américain et "d'améliorer la qualité des sols".  Il regrette aussi l'abandon du  plafonnement des aides "fixé par le Parlement européen à un niveau déjà faramineux et scandaleux de 300.000 euros".

Les céréaliers dénoncent une renationalisation massive des aides

La future PAC déçoit également  les producteurs de grandes cultures (céréales, oléagineux et protéagineux) qui  la juge "sans ambition dans ses objectifs et dangereuse pour les grandes cultures dans ses modalités". Orama, association spécialisée de la FNSEA, dénonce ainsi la "renationalisation massive" des aides et des dispositifs qui font peser selon eux de "lourdes menaces de distorsions de concurrence au détriment des producteurs de grains français".

Enfin, la Coordination Rurale "prend date de cet échec" où les agriculteurs "vont demeurer la variable d'ajustement de l'incapacité des États membres à s'accorder sur une véritable PAC" et où "les consommateurs voient s'éloigner un peu plus le gage de sécurité alimentaire que représente l'autonomie alimentaire de l'UE".

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Commentaires 1

pie2013

les prix depart agriculteurs ont un tres gros decalage suite a l'augmentation de toutes les charges,fuel ht 2002 30E les100l,aujourd'hui 75E etc.. La pac nous rend tres dependants des soutients ,et nos prix de ventes sont devalorisés aux tarifs des années 1990

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