Paiement redistributif : Stéphane Le Foll opte pour un maintien en 2017

Lise Monteillet

Paiement redistributif : Stéphane Le Foll opte pour un maintien en 2017

En 2017, les aides destinées à financer le paiement redistributif représenteront, comme en 2016, 10 % du premier pilier de la Pac, vient d’annoncer Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture. Une décision motivée par "une récolte de céréales aux rendements historiquement faibles conjugués à des prix bas".

Stéphane Le Foll opte pour une pause dans le déploiement du paiement redistributif. Cette mesure consiste en une aide majorée pour les 52 premiers hectares. Il était initialement prévu une augmentation graduelle du budget consacré à cette aide, selon le calendrier suivant : 10 % en 2016, 15 % en 2017, 20 % en 2018.

Le ministre de l’Agriculture a finalement pris la décision de rester sur 10 % en 2017, « compte tenu des difficultés rencontrées par de nombreuses exploitations céréalières ou de polyculture‐élevage, qui font face à une récolte de céréales aux rendements historiquement faibles conjugués à des prix bas », explique-t-il dans un communiqué.

« En octobre 2016, une évaluation précise sera réalisée sur la base des paiements effectifs des aides de la PAC. Elle permettra de faire le point sur la répartition de l’ensemble des aides européennes par type d’exploitation et par région, afin d’évaluer les conditions de la poursuite du paiement redistributif, pour atteindre l’objectif de 20% en 2018 », détaille le communiqué.

La FNSEA salue « une pause sage et responsable ».  Le premier syndicat agricole rappelle que « le président de la République s’était engagé à une évaluation des impacts de la « prime aux 52 hectares », lors de son discours à Cournon en 2013 ». La Confédération paysanne s'était pour sa part prononcée en faveur d'un passage à 20 %, tandis qu'Orama, l'union syndicale constituée par l'AGPB, l'AGPM et la Fop, plaidait pour une diminution de 5%. 

Sur le même sujet : 

Pac 2017-2020 : lettre ouverte de la Confédération paysanne à Stéphane le Foll

Plan de soutien aux grandes cultures : "il faut aller vite" selon Orama

Sur le même sujet

Commentaires 33

germe 528

et les exploitation de moin de 52 hectares

jean

la vrai justice ne serais pas la fin des aides pac ou un plafonnement.la vrai justice serait de constaté que l'agriculture ne peut pas s'en sortir dans cette mondialisation spéculative.il faut revenir a la PAC original du marché commun avec des régulations de marchés et des Prix encadrés

@titi53

oui fin des primes pac , des prix pas de primes ca c'est la vraie justice du club des 100 quintaux car eux plus les prix sot haut plus le pognon rentre , pendant ce temps les zones a 60qx n'auront rien , des primes redistribution indispensable mais pas en mode tout au betteravier irriguant

skippy

Le plus simple, ce serait un plafonnement à 30 000 € par an des aides. En dessous, sur la petite surface, c'est normal d'être subventionné, au dessus, on est comme les autres exportateurs, on produit sans prime. Peut-être que ça calmera aussi la course aux hectares et les enchères qui vont avec. Mais ça la fédé ne le propose jamais, pourquoi?

titi53

la vraie justice serait la fin des aides PAC

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier