Pas de nouvelles technologies sans adapter ses méthodes de gestion

Conseil National CERFRANCE POSTEC

Pas de nouvelles technologies sans adapter ses méthodes de gestion

Aujourd’hui, les schémas de développement dépendent de chacun. C’est pourquoi, avant d’investir, il est nécessaire de formaliser quelques repères. Des méthodes de gestion appropriées accompagneront utilement le changement technologique.

“Gérer, c’est prévoir”. Cet adage, correspondant aux prémices de la gestion des exploitations agricoles depuis le début des années 1960, est toujours d’actualité.

L’essor agricole d’après-guerre fut engendre par d’immenses bouleversements technologiques qui ont entrainé des investissements conséquents. L’apparition concomitante des techniques de gestion a permis de mettre en perspective ce que pourraient être les résultats de l’exploitation agricole, une fois la phase d’investissement terminée. Nous vivons aujourd’hui, dans un autre registre, la même évolution. Les différences seront essentiellement orientées vers la prise de risque personnelle. En effet, dans les années 1960 à 1990, les soutiens agricoles étaient nombreux. La réussite du plan de modernisation était devenue un enjeu national.

Ainsi, la mise en place d’un schéma de progrès chez un exploitant devait nécessairement réussir à tous ceux qui le souhaitaient. Si le risque individuel existait, il était avant tout collectif, en mettant en place des moyens conséquents (bonification d’emprunt de très longue durée, subvention d’investissement significative…). Bref, celui qui, par hasard, échouait, serait considère comme un incapable ou un inadapté.

Formaliser des repères

Aujourd’hui, les schémas de développement dépendent de chacun. L’engagement est redevenu très largement individuel. L’échec sera personnellement assume dans le cadre des procédures collectives. C’est pourquoi, avant d’investir, il est nécessaire de formaliser quelques repères. 

Une phase de diagnostic

- Un diagnostic personnel, afin de savoir si les objectifs du chef d’exploitation seront bien atteints grâce à la mise en place des nouveaux procèdent. La motivation du changement sera-t-elle suffisante pour tenter l’aventure ?

- Un diagnostic de l’entreprise est essentiel, car il faut être certain que les nouvelles technologies vont bien atténuer, voire faire disparaîre les facteurs limitants. De même, il s’agira d’estimer si la capacité financière de l’entreprise pourra faire face à la fois à l’équipement et aux balbutiements inhérents a l’approche de nouveaux investissements non maîtrises. 

Une phase d’approfondissement des connaissances des nouvelles technologies envisagées.

D’une manière générale, les équipements de nouvelles générations vont entraîner des comportements très différents de ce que l’exploitant pratiquait jusqu’alors. L’exemple des robots de traite en est une illustration significative. La réussite de l’investissement engendre, sans même parler de la traite, un bouleversement général dans la conduite du troupeau laitier, au risque même de ne plus observer ses vaches que par l’intermédiaire de l’ordinateur. Un nouvel apprentissage est indispensable ; si l’exploitant n’est pas prêt pour ce challenge, c’est l’échec assure.

Une phase d’étude prévisionnelle pour mesurer les impacts économiques et financiers attendus, au-delà de la phase de mise en place.

Une phase de suivi rapproché avec des indicateurs appropriés pour voir si le nouveau procès se met en place correctement. Les méthodes de gestion appropriées sont donc à déployer au sens large pour accompagner le changement. 

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