Passer du fumier au lisier pour des raisons économiques et pratiques

CA 63 BOISSIER/ROCHE

Passer du fumier au lisier pour des raisons économiques et pratiques
Aurélien Fayard éleveur laitier en Livradois-Forez, est passé du fumier au lisier

Aurélien Fayard éleveur laitier en Livradois-Forez, est passé du fumier au lisier. Une décision réfléchie, qui a tenu compte notamment de l’économie de la ferme, du travail de l’agriculteur, du bien-être des animaux.

Quelques chiffres

Aurélien Fayard, élève 49 Montbéliardes sur 97 ha : prairie temporaire et naturelle, maïs ensilage, luzerne, céréales pour ma vente et l’autoconsommation. Il est passé du fumier au lisier en 2012. Une fiche de cet élevage sera prochainement disponible auprès de Thierry Roche animateur de l’équipe modernisation CA/EDE63.

Des logettes aménagées par Aurélien

Evolution de la situation

« J’avais fait un stage chez un agriculteur qui avait des logettes, cela m’a semblé intéressant mais j’avais un facteur limitant : pas suffisamment de quota pour pouvoir investir, passer du fumier au lisier. »

Installé en 2001 à Saint Flour l’Etang, Aurélien Fayard a donc continué le système mis en place sur la ferme familiale.

Il a fait un Plan Développement Lait, avec l’appui d’Agnès Pérignon conseillère d’entreprise à la Chambre d'agriculture / Pra Livradois-Forez, et obtenu une attribution de lait.

Une mésaventure l’a de plus amené à réfléchir pour changer de système. « J’étais parti chercher de la paille à plusieurs kilomètres, pour m’entendre dire par le vendeur qu’il ne faisait plus affaire avec moi ! »

Tout ceci associé à son souhait de produire plus, mais avec la même main d’œuvre, l’a conduit à étudier un changement de pratique, avec Eliane Teissandier du service bâtiment de la Chambre d'agriculture/Ede 63. Pensant en outre que le prix de la paille n’irait pas en diminuant, il a visité 2 élevages, et décidé de sauter le pas.

Examen des tapis avec l'animateur du service bâtiment

Un changement profitable

Aurélien a monté lui-même les logettes. Il recommande en souriant, de bien penser à mettre les tapis en même temps que les logettes. Je conseillerais aussi de bien régler les logettes, et en particulier de reculer la barre au garrot à la mise en place, pour faciliter l’adaptation des vaches. »

En ce qui concerne le troupeau, il souligne qu’au début « les vaches étaient réticentes, mais au bout d’une semaine tout est rentré dans l’ordre, et je les trouve plus calmes. On voit tout de suite ce qui se passe au point de vue sanitaire. » Il note que le taux de cellules a diminué, ainsi que le nombre de mammites : « avec le système fumier j’en traitais 2-3 par mois, maintenant c’est à peine 5-6 par an. »

Il attire l’attention sur la nécessité dans ce type de système, de faire un box de vêlage.

Aurélien a gagné en temps de travail, environ 20 mn sur 1 h 1/4 de traite. « Et je n’ai pas constaté de différence au point de vue fertilisation. Le système lisier me paraît mieux pour l’homme, le troupeau, l’économie de l’élevage… »

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires