Pâturage 2013, privilégier la portance

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Pâturage 2013, privilégier la portance

Après cet hiver très humide, l’accessibilité et la portance des parcelles en herbe est rendue difficile. Cependant, avec un sol humide et un retour de températures douces, on pourrait vite être dépassé par la pousse. Cette année, il va donc falloir être réactif.

Avant de prendre la décision de la mise à l’herbe et au vu des conditions climatiques exceptionnelles de cet hiver, un tour des paddocks est indispensable, il sert à déterminer les parcelles prioritaires et celles pour lesquelles il conviendra de patienter. Si les précipitations persistent, Il faut naturellement privilégier pour la pâture les vieilles prairies ou les dérobés (RGI, Seigle, Avoine…) qui seront détruites au profit d’un maïs.

De plus, pour ne pas trop piétiner les parcelles, il faut réduire le temps de pâturage à 2-3 h par jour en lâchant les animaux en début d’après-midi. Ce temps est suffisant pour assurer le déprimage, habituer les animaux à pâturer et assurer la transition alimentaire. La consommation durant cette période est de l’ordre de 3-5 kg de MS par jour. Cette pratique a aussi pour objectif d’améliorer la productivité et décaler les dates de fauche ultérieures. Un mauvais déprimage peut amener à devoir faucher impérativement la prairie pour retrouver un couvert feuillu et appètent.

Les travaux sur les chemins d’accès aux parcelles en herbe ont peut-être aussi été reportés. Cependant, il n’est certainement pas trop tard pour envisager l’aménagement ou la rénovation d’un chemin qui évacue l’eau. De même, pour limiter le piétinement dans la pâture, il pourra être intéressant de créer une entrée et une sortie à chaque parcelle. Ces travaux sont indispensables pour limiter le salissement et les problèmes de pattes des vaches laitières.

Si les apports de fumiers sur prairie n’ont pas été réalisés, il est désormais trop tard ; au risque de voir du fumier se retrouver dans les fourrages conservés ou de compromettre le cycle de pâturage. Aussi, ces fumiers seront épandus sur le maïs. Les effluents initialement prévus sur maïs, fumier pailleux notamment, se verront quant à eux reporter à l’automne 2013 sur les parcelles en herbe. Ce décalage sera compensé par un apport supplémentaire en engrais minéral si nécessaire.

Michel Piquet

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