Pâturage, un petit tour et puis s’en vont

Rédaction Vendée agricole

A l’heure des premières mises à l’herbe, la pluie est encore là pour compliquer le pâturage. Les séquences dans les prés sont écourtées pour ne pas abimer les terrains. Reportage à Apremont.

Earl Bulteau

Jean-Pierre et Isabelle Bulteau exploitent 80 ha, dont 6,50 en blé, 28 ha en maïs ensilage, 8.80 en prairies naturelles, 21 ha en RGA et trèfle, 9 ha en fétuque avec trèfle, 5 ha en trèfle violet avec fétuque et 2 ha de dactyle. Ils élèvent 65 vaches pour une référence de 500 000 kg.

Ce mardi, après les 15 mm accompagnés de grêlons, le ciel s’est éclairci. Mais pour combien de temps ! Depuis mars, la météo continue sur le registre de cet hiver. Pluie à volonté, avec pour corser  le tout, du gel le matin. Ces conditions ne facilitent pas la mise à l’herbe. A la Chaffaudière, Jean-Pierre et Isabelle Bulteau, ont décidé de donner leur bon de sortie aux 65 vaches et aux génisses prim’holstein avant le printemps. Le coup d’envoi a été donné le 1er mars pour les adultes et les génisses de plus de deux ans. C’était leur premier déjeuner sur l’herbe au grand air.

Mais, pour déguster les ray-grass-anglais associés à du  trèfle, leur temps est compté. Pas question de rester toute la journée à brouter. Cette première phase de déprimage est chronométrée. «Nous les sortons environ deux heures par jour. Le temps qu’elles mangent, et puis elles rentrent en stabulation. Force est de constater que l’on n’avance pas vite dans le déprimage » fait remarquer  Jean-Pierre.  21 ha sont réservés au pâturage.  Bien regroupées autour de l’exploitation et situées à moins de 600 mètres, les parcelles sont gérées  sous forme de paddocks. Les prim’holsteins restent trois jours sur un ilot de 1,40 ha en moyenne (30 ares/vache).  Deux lots de génisses peuvent également pâturer. Un lot de 14 de 1 à 2 ans non inséminées sur des coteaux et un lot de 10 génisses inséminées pour des vêlages de 24 mois.

 «L’herbe est de qualité, c’est surtout la portance des terrains qui restreint la durée du pâturage. Avec les surfaces en herbe de l’exploitation, elles pourraient sortir de 10 heures à 17 heures» observe Jean-Pierre. Pour l’instant, ces conditions ne pénalisent pas son élevage. «Nous avons encore 115 tonnes de maïs ensilage, du foin et de l’enrubannage. »  Pour passer du régime de deux heures, à la journée voire la nuit pour fermer le silo, il faudra attendre mi-avril. Ce serait bien pour alléger la facture des concentrés. «J’ai déjà diminué d’1/4 leur apport mais au prix où ils sont, on cherche les économies en attendant que les laiteries se décident à augmenter le prix du lait. »

Difficile de faire des prévisions sur planning des durées de sorties des vaches. Pour compléter ses 21 hectares de ray gras anglais, il a également des ray gras italien associés à du trèfle prévus pour être pâturés mi-avril. «Si les séquences de pluies continuent au rythme de ces derniers mois, je devrai faucher ces parcelles de RGI, pour pouvoir implanter des maïs. »

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires