Périmètres de captage et agriculture : Suivre la mise en conformité des périmètres de captage d'eau

Bénédicte Boissier et Julie Chavassieux

Périmètres de captage et agriculture : Suivre la mise en conformité des périmètres de captage d'eau

Chargée par la Chambre d'Agriculture du Puy-de-Dôme, de suivre la procédure de mise en place des périmètres de protection des captages et limiter les incidences des servitudes sur l'activité agricole, Béatrice Fefeu parle de ses missions.

Incidences sur l'activité agricole

L'agriculteur qui a des parcelles en cultures ou en prairies dans les périmètres rapprochés et/ou éloignés (voir encadré) lors de la mise en place des périmètres de captages, va connaître des contraintes. Par exemple, il sera restreint dans l'utilisation d'engrais minéraux, d'effluents organiques, de traitements phytos, et sur l'utilisation de ses pâtures (chargement extensif).
La mission de Béatrice Fefeu consiste alors à informer et défendre, au nom de la Chambre d'Agriculture du Puy-de-Dôme, les enjeux agricoles tout en ayant en tête de conserver une eau potable de bonne qualité.
Face aux contraintes entraînées par la réhabilitation du captage d'eau et la délimitation des périmètres, elle essaye de concilier, de proposer des solutions intermédiaires pouvant convenir à tout le monde.
Son rôle d'interface entre les collectivités, les administrations et les agriculteurs, la conduit de nombreuses fois sur le terrain : visite des captages, rencontres individuelles avec les exploitants concernés pour expliquer les enjeux, intervention lors des enquêtes publiques…

Comprendre les contraintes mutuelles

Comprendre les contraintes mutuelles

Un rôle de négociateur

Afin que chacun comprenne bien les attentes des uns des autres, la chargée d'étude les convie généralement avant ou après enquête publique à une réunion. Ainsi les différents interlocuteurs et les agriculteurs concernés, dialoguent et présentent leurs préoccupations.
« On a toujours du monde, car les enjeux sont importants. Si la révision de certaines prescriptions proposées par l'hydrogéologue est demandée, c'est l'occasion d'en parler ! »
Dans nombre de cas, ces discussions permettent de trouver des solutions intermédiaires plus souples (plutôt que des interdictions), de conseiller des pratiques culturales encore plus respectueuses : « par exemple des limitations d'apport de fertilisants à hauteur de celle de la PHAE ».D ans le cas contraire, alors qu'aucune solution en amont n'a pu être mise en oeuvre, Béatrice Fefeu propose ses services afin d'évaluer une indemnisation, limitée dans le temps, sur la perte de rendement liée aux contraintes retenues dans le périmètre rapproché.

Quand on leur explique les enjeux, les agriculteurs changent leurs pratiques

Quand on leur explique les enjeux, les agriculteurs changent leurs pratiques

 

Soutenir le dossier jusqu'au bout

Dans certains cas rares, avec l'équipe de la Petite Région Agricole concernée, des études spécifiques sont nécessaires si la viabilité de l'exploitation est remise en cause.
Elle conseille aux agriculteurs d'aller consulter l'enquête d'utilité publique en mairie. Et en cas de remarques, elle retourne voir l'exploitant concerné.
« La procédure permet, trop rarement, de laisser la parole aux agriculteurs alors qu'en général, ils acceptent de modifier leurs pratiques culturales. Ils sont en effet conscient des enjeux de la qualité de l'eau aujourd'hui et pour les générations futures. Même si souvent ils me disent : » pas de chance on est dans le périmètre !« .

Pièces jointes

Source Chambre d'Agriculture du Puy-de-Dôme

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