Pesticides et santé : Privilégier les gants au masque

Marie-Dominique Guihard

Lors du colloque «traiter sans maltraiter» organisé à Angers par la MSA du Maine-et-Loire, Pierre Lebailly, docteur en biologie et maître de conférences en santé publique à l'université de Caen, a fait un bilan d'étape des travaux planifiés de 1995 à 2015 sur le lien cancer et pesticides chez les agriculteurs.

L'équipe scientifique suit 182 000 personnes sur 12 départements dont 15 % d'ouvriers agricoles.

Ce que l'on sait aujourd'hui c'est que les professionnels agricoles présentent moins de cancers que le reste de la population. En revanche, certaines pathologies sont plus fréquentes comme le cancer de la peau, du cerveau, de l'estomac, de la prostate et des maladies hématologiques.

Au niveau des traitements phytosanitaires, il n'existe aucune corrélation entre le nombre d'hectares traités et la contamination réelle. Les risques d'expositions les plus fréquents arrivent en grandes cultures lors de la préparation. L'impact des formulations n'est pas négligeable.

Les produits phytosanitaires étant commercialisés majoritairement sous forme liquide, il est primordial de porter des gants pour se protéger. (A. Caste)

Les produits phytosanitaires étant commercialisés majoritairement sous forme liquide, il est primordial de porter des gants pour se protéger. (A. Caste)

Liquide ou poudre, à chacun son cas

Avec des produits liquides, l'opérateur est contaminé essentiellement par voies cutanées. Avec des poudres, ce sont les voies respiratoires. « Aussi, personnellement, j'aurais tendance à dire qu'il est préférable dans le premier cas de mettre des gants et dans le second cas de mettre un masque », conseille le chercheur.
Le type de matériel utilisé joue un rôle très important.

Les pulvérisateurs portés présentent plus de risques que les traînés. « De gros efforts seraient à faire sur le matériel », insiste le chercheur.

Source Réussir Grandes Cultures Décembre 2009

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