Plan d'aide bancaire à l'agriculture: seulement 215 dossiers de demandes depuis octobre

Plan d'aide bancaire à l'agriculture: seulement 215 dossiers de demandes depuis octobre

A peine plus de 200 exploitants agricoles ont fait une demande de caution publique pour garantir un total de 18 millions d'euros d'emprunts, depuis l'annonce le 4 octobre du plan de soutien à l'agriculture par le gouvernement de Manuel Valls, a-t-on indiqué mercredi de source gouvernementale.

Ce nombre, 215, très bas, s'accompagne d'un autre tout aussi modeste au vu de la crise qui secoue l'agriculture française: début janvier, 620 exploitants agricoles seulement avaient fait une demande d'"année blanche" auprès de leur banque pour obtenir une restructuration de leur dette en reportant en fin de tableau d'annuité une année de remboursement d'emprunt (500 dossiers d'éleveurs et 120 de céréaliers), a indiqué un haut responsable gouvernemental à l'AFP. "C'est très peu", admet ce responsable. 

"Nous avions calibré le plan de soutien sur 45.000 dossiers, et 1,5 milliard et demi d'euros d'encours, la Banque Publique d'Investissement (Bpifrance) avait même engagé des vacataires pour traiter les dossiers en urgence, et les dispositifs ne se sont pas activés". Or, sur le dossier de la restructuration de dette bancaire des agriculteurs avec report d'une année du paiement, l'Etat a pris à son compte 3,25 millions d'euros de frais financier, les banques autant, et 3,25 millions d'euros sont restés à la charge des agriculteurs.   

Refinancer à moyen ou plus long terme

Après des récoltes de céréales désastreuses en 2016 pour des raisons d'aléas météorologiques, le gouvernement avait mis en place, à la demande du principal syndicat agricole, FNSEA, un plan de garantie publique d'emprunt, pris en charge à parité par Bpifrance ou l'organisme Siagi et les banques, pour permettre aux agriculteurs en difficulté de se refinancer à moyen ou plus long terme. "Les choses se sont passées différemment de ce que nous avions prévu, mais notre conviction est que le plan mis en oeuvre était collé au diagnostic et aux demandes des organisations professionnelles. La balle est maintenant dans leur camp pour nous aider à adapter le dispositif s'il faut l'adapter" a ajouté le responsable.   

"Nous sommes allés aussi loin que possible dans la simplification du système et il n'y a eu aucun dossier refusé par la BPI qui ne faisait pas de deuxième instruction des dossiers derrière les banques privées" a ajouté la même source, répondant indirectement à des critiques émises par la FNSEA sur le mauvais démarrage du dispositif. Le dispositif a d'ores et déjà été prolongé jusqu'au 31 mars, et le gouvernement se dit prêt à "le maintenir plus longtemps s'il le faut". Autre élément du plan, l'exonération des taxes sur le foncier non bâti également proposée, a permis d'économiser environ 200 millions d'euros aux agriculteurs. Et l'administration fiscale a reçu quelque "13.000 demandes individuelles" de dégrèvements supplémentaires, a précisé une autre responsable.  

"Notre vigilance est redoublée pour essayer de savoir si des gens n'ont pas été oubliés sur le bord du chemin" a-t-elle dit. Jeudi soir, des responsables de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs étaient justement reçus au ministère de l'Agriculture pour faire un point d'étape sur le plan de soutien.

Source Avec AFP

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Commentaires 8

BEETHO

Pour lait 53.Il est temps que tu apprennes à compter:
Il y a 30 ans si le producteur vendait son lait 335 E les 1000 l comment pouvais tu le retrouver en rayon à 160 euros les 1000 l??????????
A ce moment je pense qu'il était intéressant de l'acheter à la grande surface pour le vendre à ta laiterie!

lait 53

Enrichir les banquiers ça suffit!!!!
de toutes façons l'endettement d'une grande partie d'entre nous est si important que les banques ne prêtent plus...
nous voulons des prix justes.
il y a 30 ans le producteur vendait son lait environ 335 euros les 1000l et le consommateur l'achetait 0.16euros ...aujourd'hui il le vend 300 euros et le litre est à0.90!!!
et on veut nous faire croire que n'y l'industriel,ni les supermarché se graisse les C....

bonsens

Je suis d'accord avec E.T si les politiques,les directeurs,les presidents de tout poils avaient un revenu indexé sur le revenu des agriculteurs il y aurait vite des solutions de trouvé aux probémes

E.T.

qui a négocié ce type d'aide, la profession? on doit pas tous faire le même métier.
proposer des emprunts, à des agri qui vivent déjà de court terme en court terme, pas étonnant que personne ne veuillent s'en remettre un supplémentaire sur le dos.
et pour le report d'une annuité en fin de tableau, la plupart des contrats d'emprunts souscrit à la banque, propose déjà ce service.
du vents voila ce qu'on nous propose.
et en plus on le médiatise ce VENT, comme ça on est encore montré du doigt, comme un métier "sur-aidé", ce qui attise les jalousies.
moi je propose, d'indexer le salaire de nos élus, professionnel ou d'état, sur les résultats, on verra si il seront toujours aussi motivés pour leur place...

dol

J'ai alerter ma banque mi septembre en attendant certain( complément d 'accompte céréale)que ma trésorie serait difficile le directeur dela banque ma dit: et c'est a nous de trouver une solution et depuis plus de salaire les huissiers apelle pour les prêts et les banque ne propose pas de soutien en année difficile Vive la france!!!

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