Plan d'urgence à l'agriculture : Le Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées est prêt

Didier BOUVILLE

Plan d'urgence à l'agriculture : Le Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées est prêt

La Caisse Régionale du Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées organise la mise en oeuvre du plan d'urgence à l'agriculture annoncé par le président de la République. Le démarrage est prévu pour la fin novembre. Le point de vue de Pierre Bru, président de la Caisse Régionale du Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées.

- Qu'est-ce qui va se passer concrètement pour les agriculteurs ?

«Nous allons informer dans les prochains jours les exploitants agricoles des quatre départements de notre caisse régionale. Un courrier invitera nos clients à prendre contact avec notre service Agriculture ou nos agences locales. Nous allons ensuite doubler ces courriers par voie de presse. Pour chaque demandeur, le service agriculture devra vérifier l'éligibilité à ces prêts de fonds de roulement. Ces financements seront faits à des taux déjà bonifiés par la banque (les taux sont de 2,85 %, de 2,35 % pour les jeunes agriculteurs), que l'on espère voir se rapprocher de 0 % grâce aux soutiens éventuels de l'Etat, de la Région... Je rappelle que ces aides sont destinées aux agriculteurs en difficulté de trésorerie et qu'elles doivent permettre de résoudre au mieux les problèmes de paiement des fournisseurs.

- Comment allez-vous aborder chaque dossier, sachant que certaines exploitations sont déjà très endettées ?

Ce soutien à la reconstitution du fonds de roulement est un indispensable ballon d'oxygène pour passer le cap difficile que connaissent beaucoup de productions. Mais chaque dossier sera étudié au cas par cas, car nous savons que certains agriculteurs ont déjà vu leurs échéances être augmentées sensiblement du fait du «plan Barnier» ou d'autres mesures sectorielles. On ne veut pas surendetter les agriculteurs. Cette mise en oeuvre d'un prêt pour fonds de roulement a été négociée entre la profession agricole et l'Etat pour soulager les trésoreries. Toutefois, il faut aussi que nous nous assurions que les capacités de remboursement pour les 5 ans à venir permettront de faire face à ce surcroît d'échéances. Dans quelques cas, il faudra activer d'autres leviers, comme par exemple celui en faveur de la réduction des charges financières (FAC) qui sera plus adapté à certaines exploitations agricoles».

Source La Volonté Paysanne

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