Poitou-Charentes : Raffarin :« La crise du lait est d'une extrême gravité »

Jean-Pierre Raffarin a affirmé lundi, à Poitiers, que « la crise du lait est d'une extrême gravité » et annoncé le lancement en Poitou-Charentes d'un programme de coopération renforcée entre différents groupes afin de « moderniser » l'appareil coopératif régional.

« Un tiers des éleveurs est dans une situation de grandes difficultés. La situation des coopératives est aussi extrêmement fragile », a déclaré dans un communiqué le sénateur (UMP) de la Vienne, président de l'association des centrales des laiteries de la Vienne, à l'issue d'une réunion de la filière régionale du lait.

L'ex-Premier ministre a annoncé « le lancement d'un programme de coopération renforcée entre les groupes Eurial et Glac afin de moderniser et de rationaliser l'appareil coopératif régional. Les premières initiatives seront lancées cette semaine ».

Le préfet de région a proposé aux collectivités locales un contrat de « projet lait » pour rendre cohérentes toutes les aides publiques et renforcer la filière. Il a formé le souhait que tous fassent les efforts nécessaires pour que le prix du lait atteigne au moins 300 euros la tonne au début 2010. Bien qu'insuffisant, ce prix paraît réaliste aux participants par rapport aux 270 euros actuels, précise le communiqué.

« Les discussions ont été vives mais la filière a montré sa volonté de protéger son unité, condition de son avenir », a conclu Jean-Pierre Raffarin. Ségolène Royal, présidente (PS) de la région Poitou-Charentes, s'est dite de son côté « satisfaite qu'à sa demande la réunion ait abordé le prix du lait, qui est la cause principale des difficultés rencontrées par les éleveurs laitiers et leurs familles ».

Dans un communiqué, l'élue socialiste « prend acte de la décision de demander aux coopératives de payer 300 euros la tonne de lait sous un délai de deux mois ». « Afin que de telles déclarations soient réellement suivies d'effets », elle demande « au gouvernement de clarifier sa position et de préciser comment concrètement il peut, dans le système libéral qu'il défend, obliger des entreprises à payer la tonne de lait 300 euros. Mme Royal demande également »que l'Etat fournisse un effort supplémentaire et garantisse un prix de 350 euros, le prix minimum à partir duquel l'éleveur peut réellement et décemment vivre de son métier« .

Source AFP

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