Porc : Toujours 15 centimes au kilo qui manquent aux producteurs

C. Fournier

La Coopérative des producteurs de porcs a tenu son assemblée générale la semaine dernière dans un contexte de crise qui s'éternise, même si des signaux positifs se font jour.

Depuis trois ans, la production du porc est en crise : “Nous pensions que les cours allaient reprendre mais avec la crise économique mondiale qui dure, qui se double aussi du blocage à l'export, ils se sont effondrés durant l'été”, résume Jean-Luc Doneys, responsable de la division agriculture d'Altitude, groupe auquel appartient la coopérative Capp. L'Europe exporte en effet 10 % de sa production, principalement vers les pays de l'Est et Sud-Est asiatique. “Élément favorable cependant, la baisse des prix de l'aliment. Un paramètre qui n'est toutefois pas suffisant pour compenser la chute des cours”. Dans cette optique, le groupe Altitude fait bénéficier ses producteurs d'un soutien spécifique en termes de prix et d'une prime qualité. “La Capp valorise en effet l'essentiel de ses porcs à travers des marques comme le Capelin, destiné à la boucherie-charcuterie traditionnelle, ou le Cantalou, pour la GMS. Des productions de qualité.

Concurrence internationale

“Ainsi, le prix moyen payé au producteur est supérieur au prix moyen du porc payé en France. Le soutien s'est élevé à 370 000 e depuis l'automne 2007, faisait remarquer la présidente, Germaine Serieys, qui évoquait aussi la concurrence internationale : La France est en effet dépassée en termes de production par certains pays, l'Espagne en tête, et plus récemment l'Allemagne, un affaiblissement qui, en zone de montagne plus qu'ailleurs, pose une véritable question politique”. Le nombre de producteurs de la Capp est ainsi en léger recul, “du fait de la disparition de quelques petits ateliers qui, après trois ans de crise, ont préféré arrêter leur activité, mais quelques nouveaux ont aussi été créés. “Nous sommes dans une région où le porc représente une production complémentaire. Ce qui fait que, globalement, en volume, cette production n'a pas trop reculé”, indiquait Jean-Luc Doneys. Pour lui “l'amélioration de la situation économique va venir mécaniquement, avec le recul de la production lié à la crise, mais aussi avec une consommation qui a bien résisté, notamment pour la charcuterie”. Par contre, soulignait-il, “il est déterminant que la sortie de crise mondiale fasse repartir l'export. Aujourd'hui, très concrètement, “il manque 15 centimes par kilo à la production pour retrouver un certain équilibre économique”, a-t-il estimé, “mais nous avons quelques signes positifs”.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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