Porc : Toujours pas d'embellie en vue

SC

Les producteurs de porcs s'inquiètent de l'atonie des cours et craignent une rentrée très difficile. Ils réclament une hausse d'au moins 15 cts d'euros du kg pour retrouver une trésorerie positive.

Traditionnellement le cours du porc remonte en été, grâce à une consommation plus forte à cette période propice aux barbecues. Payé 1,10€ le kilo aux producteurs au mois de mars, le cours a fluctué entre 1,30 et 1,40 € depuis le mois de juin. Mais au final, les prix en 2010 sont en recul de 4% par rapport à 2009, précise dans un communiqué la Fdsea de la Marne.

L'embellie n'est donc pas suffisante. Selon le syndicat, elle permet tout juste de couvrir les coûts de production, sans faire de marge ni renflouer les trésoreries très fortement mises à mal par la crise subie par les producteurs depuis 3 ans. « Et l'augmentation du prix des aliments du bétail de 15 centimes d'euro sur le prix de revient du kilo de carcasse, liée à la hausse des céréales, va aggraver la situation ! »

Les éleveurs sont d'autant plus inquiets que le cours du porc chute toujours traditionnellement au mois de septembre. Guillaume Roué, président d'Inaporc, l'interprofession porcine, appelle à la solidarité de toute la filière «L'ensemble des maillons de la filière doit participer à un plan de sauvetage de la production porcine » a-t-il indiqué lors d'une rencontre avec la presse le mercredi 18 août.

Il souhaite que la distribution et la salaisonnerie s'engagent à privilégier la viande d'origine française et que les acheteurs acceptent une hausse de 15 centimes du prix du kilo. « On parle beaucoup de commerce équitable quand il s'agit des autres pays. Commençons par appliquer le principe en France en rémunérant correctement le travail des agriculteurs français ! »

De son côté, l'Onep, section porcine de la Coordination rurale en appelle aux aux abatteurs pour qu'ils ajustent « au plus vite » le prix du porc à la production. « Il manque encore 15 à 20 cts d'euros le kg pour que les éleveurs retrouvent des trésoreries positives » estime-t-il. Si la situation de crise perdure, l'Onep estime qu'un tiers des producteurs va disparaître.

Publié par SC

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