Poursuivre ensemble pour l’excellence sanitaire. Avec « Le sanitaire… j’adhère ! »

GDS Creuse

Poursuivre ensemble pour l’excellence sanitaire. Avec « Le sanitaire… j’adhère ! »

Assemblée Générale de GDS Creuse => Le Groupement de Défense Sanitaire de la Creuse (GDS Creuse) a tenu, ce 07 avril, son Assemblée Générale sous la Présidence de Philippe Monteil.

BVD expérience du Grand Est. Stratégie nationale d’éradication

Poursuivre ensemble pour l’excellence sanitaire. Avec « Le sanitaire… j’adhère ! »

Dans son intervention de fin d’assemblée, Gilles Canteneur, Président de GDS Moselle et de la FRGDS Lorraine et membre du bureau de GDS France, a présenté la stratégie adoptée dans le Grand Est de la France pour lutter contre la BVD.

Un voisinage européen important avec une mise en commun des outils disponibles

La zone du Grand-Est est frontalière de pays européens engagés dans la démarche d’éradication depuis plusieurs années (2008 en Suisse, 2011 en Allemagne et au Luxembourg, 2015 en Belgique). Ils avaient déjà le souci de gérer les mises en pâture des frontaliers, les échanges d’animaux et les règlements de concours. Avec les régions concernées, ils ont créé un réseau « grande région ». Cela permet de mettre en commun les moyens avec notamment la publication de brochures en deux langues qui détaillent les différentes conditions à remplir lors de mouvements d’animaux et la mise en place d’un site « Ma vache en grande région ».

Objectif zéro BVD en 2020 pour la zone Eurosanitaire

Dans un but de réduire les pertes sanitaires et économiques des élevages, Eurosanitaire (17 départements du Grand-Est), lors de son AG du 31/10/2014,  a décidé l’éradication du BVD sur sa zone dans le cadre d’un programme collectif volontaire avec pour objectif zéro BVD en 2020 selon le calendrier suivant :

  • 2014/2016 : sensibilisation des éleveurs et mise en place du programme d’éradication.
  • 2016/2020 : dépistage obligatoire de 100 % des veaux.
  • 2020/2022 : achèvement de l’éradication et début de la surveillance sérologique (cheptels certifiés sans IPI).
  • Après 2022 : surveillance de la zone indemne.

Exemple du département de la Moselle

Les premiers protocoles de maitrise de la BVD en ont été mis en place en 1994, avec plus de 700 protocoles ouverts pour un coût des global de 1 260 000 €. A partir de 2010, une action de dépistage des sentinelles sur le département a été mise en place pour évaluer la prévalence de la BVD. Le bilan met en évidence que 1 cheptel sur 5 se fait contaminer par le virus. Le prélèvement de cartilage est lancé dès septembre 2012.

Une forte adhésion des éleveurs

45 % des élevages (57 % des laitiers et mixtes, 36 % des allaitants) se sont engagés dans la démarche soit 56 % des bovins. Après 2 ans de programme volontaire, près de 63.000 veaux ont été dépistés, 260 identifiés IPI. Un suivi particulier de ces animaux montre que 94 % d’entre eux sont morts dans les 6 mois dont 66,2 % dans les 15 jours après le résultat d’analyse. Sur 924 élevages engagés, 91 (9,85 %) ont eu des veaux positifs. Dans ces troupeaux, un plan d’assainissement a été mis en place avec les points suivants :

  • Dépistage des bovins de moins de 36 mois sans statut BVD.
  • Vaccination des reproducteurs.
  • Elimination des IPI dans les 15 jours.
  • Dépistage des introductions.
  • Courrier d’informations des voisins de parcelles.
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A la tribune de cette Assemblée Générale de GDS Creuse, se trouvaient autour du Président Philippe Monteil, Yves Henry, Président du Service Elevage de la Chambre d’Agriculture, Nicolas Simonnet, Vice-président du Conseil Départemental, Gilles Canteneur, Président de GDS Moselle et de la FRGDS Lorraine, le Dr Françoise Letellier, Chef du service Santé Animale de la DDCSPP, le Dr Nicolas Athanassiadis, Président du GTV 23 et le Dr Didier Guérin, Directeur de GDS Creuse.

Alors que la situation sanitaire générale est plutôt favorable, notamment dans notre département, c’est surtout l’environnement économique et organisationnel qui impacte nos orientations.

Nouvelle gouvernance sanitaire et approche collective du cheptel pour 2013/2014

Les éléments suivants illustrent la campagne 2013/2014 : une reconnaissance du GRASL comme OVS (Organisme à Vocation Sanitaire) pour le domaine animal pour la période 2015/2019 pour la région Limousin, une situation sanitaire nationale plus favorable avec l’absence d’alerte vis à vis de nouveaux dangers, une situation départementale toujours aussi favorable vis à vis des dangers sanitaires de 1ère et 2ème catégories et des alertes dans certains cheptels en matière d’avortements et de mortinatalités dans un contexte creusois de remontée du nombre de bovins adultes et de reprise des naissances.

Pour 2013/2014, deux grands axes nous ont mobilisés : la mise en place de la nouvelle gouvernance sanitaire en relation avec les dangers sanitaires de 1ère et 2ème catégories et l’approche collective du cheptel avec un renforcement de la sensibilisation autour de notre concept « Le sanitaire… j’adhère ! » avec la « boîte à outils » GDS Creuse.

Pour 2015, un impact de l’environnement économique et organisationnel

Dans son rapport d’orientation, Philippe Monteil a indiqué que les axes d’action se situent dans la continuité des orientations de GDS Creuse tout en prenant en compte l’environnement économique et organisationnel avec les éléments principaux suivants :

  • La nouvelle organisation politique au niveau européen (règlement santé animale, PAC…), national (nouvelles régions, loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt…) et départemental (passage du Conseil Général au Conseil départemental)
  • La finalisation de la nouvelle gouvernance sanitaire (accréditation du réseau des GDS, reconnaissance de l’association sanitaire régionale (ASR), sections régionales par espèce, schéma régional de maîtrise des dangers sanitaires (SRMDS)…).
  • Un renforcement de la lutte contre l’IBR (finalisation de l’assainissement, reconnaissance européenne) et la BVD (initiation de l’éradication). 
  • La poursuite de la sensibilisation à l’approche collective du troupeau dans le cadre de notre concept « Le sanitaire… j’adhère ! ».

L’IBR : une excellente situation en Creuse, un atout commercial

L’excellente situation de la Creuse par rapport à l’IBR se confirme avec une progression continue (96,4 % de cheptels négatifs, 94,3 % certifiés) et un impact très favorable par rapport à la commercialisation. En 2014, 300 attestations de cheptel ont été délivrées pour l’exportation. Au-delà de ces atouts commerciaux, l’atteinte des critères de zone à statut épidémiologique favorable (< 1 % de cheptels positifs) va permettre le passage au seul contrôle de 20 % des bovins de plus de 24 mois pour les cheptels certifiés indemnes. Ainsi, l’arrêté ministériel de 2006 va être actualisé avec la mise en place d’appellation pour tous les cheptels et un renforcement des outils disponibles par rapport à la non-réalisation des actions prévues. D’autre part, un travail de fond sur les kits d’analyse est en cours avec comme objectif la fourniture de nouveaux outils pour la fin de l’année. Enfin, les actions actuelles pour la reconnaissance du programme national d’éradication de cette maladie par la Commission européenne faciliteront les échanges avec les pays demandeurs de garanties additionnelles. Nous sommes impliqués dans ces travaux et espérons rapidement leur finalisation.

La BVD : une maîtrise des points à risques développée et efficace depuis 10 ans…

En Limousin, la stratégie développée depuis plus de 10 ans est basée sur la maîtrise des points à risques. Dans les élevages fermés (élevages pratiquant peu d’introductions, soit la majorité en Creuse), il s’agit du triptyque suivant : contrôle systématique avec isolement de tout bovin introduit, vaccination des génisses lors de la 1ère mise à la reproduction et gestion du voisinage pendant la période à risque (entre le 40ème et 125ème jour de gestation). Ainsi, pour la campagne 2013/2014, seuls 16 cheptels ont été identifiés avec des IPI. Les années 2007/2010, plus difficiles d’un point de vue sanitaire et économique, ont montré l’importance de la constance et de la vigilance dans le suivi des actions. La synthèse des enquêtes réalisées, par GDS Creuse en relation avec les vétérinaires, dans les élevages atteints montre un non-respect de maîtrise des points à risques dans plus de 50 % des cheptels. Le non-isolement des bovins introduits et la non-protection des génisses avant la 1ère mise à la reproduction sont les facteurs les plus déterminants.

…vers une stratégie nationale collective d’éradication du BVD

En 2015, le plan d’action pour la stratégie nationale collective d’éradication du BVD va se concentrer sur la détermination des différents schémas à mettre à disposition des régions avec les composantes techniques et financières. Nous sommes, là aussi, fortement investis. Nous vous tiendrons informés au fur et à mesure de l’avancée des ces travaux.

De nouveaux outils réglementaires pour la commission protection animale

Notre commission, en forte relation avec les différents intervenants, œuvre de manière continue depuis 1999. Sur la campagne 2013/2014, 36 dossiers ont été suivis, dont 9 ont été réglés, 9 sont suivis en « cellule spéciale » et 23 sont sous simple surveillance en 1ère phase. Depuis 1999, 165 dossiers ont été réglés. Les résultats sont patents en matière de prévention mais beaucoup plus difficiles pour les cas récurrents. De nouveaux outils réglementaires dans le domaine administratif (réquisition des animaux) ou judiciaire (transaction juridique) vont permettre de tester de nouvelles méthodologies d’action proposées par la DDCSPP et le Procureur de la République. Nous espérons fortement que cela permettra de régler définitivement des situations très difficiles connues depuis plusieurs années. Rappelons que l’implication de chacun reste essentielle.

« Le sanitaire… j’adhère ! », une démarche avec la « boîte à outils GDS Creuse »

Une zone et un troupeau sain, ce sont des résultats économiques renforcés, un bien-être animal amélioré, des pathologies et, ainsi, des utilisations de médicaments diminuées. Développer notre concept « Le sanitaire… j’adhère ! », c’est répondre de manière synergique aux besoins internes (techniques et économiques) et externes (besoins commerciaux, attentes sociétales pour lesquelles le monde de l’élevage doit être à l’écoute mais aussi acteur) des éleveurs. Il associe bilan, analyse, apport de garanties, protection avec les outils disponibles, notamment la « boîte à outils GDS Creuse » développée et mise à disposition en relation avec les vétérinaires, le laboratoire départemental, le service santé animale de la DDCSPP. Cela demande une implication particulière de l’éleveur et de son vétérinaire dans cette démarche. Les résultats sont patents… pourtant la marge de progression reste encore conséquente ! C’est pourquoi nous renforçons notre sensibilisation (stands de nos portes ouvertes, formations…)

Le « mutualisme » : valeur fondatrice et pérenne des GDS

Par rapport à cette mission historique, valeur fondatrice et pérenne des GDS, deux éléments sont à relever :

  • Au niveau national, la mise en place d’une section spécialisée ruminants du Fonds national agricole de mutualisation sanitaire et environnementale (FMSE). Les indemnités versées par le FMSE et ses sections spécialisées sont financées par les cotisations des agriculteurs, et par les fonds publics provenant de l’Etat et de la communauté européenne, qui remboursent jusqu’à 65 % des indemnités accordées par le Fonds. Du fait des objectifs pour partie communs, le FMSE vient se substituer au FMS des GDS, lui-même successeur du fonds fièvre aphteuse.
  • Au niveau départemental, le Conseil Départemental vient remplacer le Conseil Général. Même si les compétences de cette nouvelle collectivité territoriale ne sont pas les mêmes, Nicolas Simonnet, Vice-président du Conseil Départemental, a indiqué que les engagements pris seront tenus et que la collaboration étroite sera poursuivie.

L’information des éleveurs et partenaires : une mission en développement constant

Cette mission poursuit son évolution en relation avec l’inflation des connaissances, de la réglementation, de l’actualité… et avec l’intégration des nouveaux moyens. Notre site Internet avec sa lettre d’information hebdomadaire confirme son succès. Le nombre de visites en 2014 avoisine les 21.000 contre 14.000 en 2013. La lettre d’information est envoyée chaque semaine à 550 destinataires. Le site a été réorganisé autour de la « boîte à outils » vis à vis des différentes espèces et s’enrichit en fonction des nouveaux éléments mis à disposition. N’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions.

Une orientation formation sanitaire pour 2015

Pour 2014/2015, le comité régional VIVEA du Limousin a décidé de renforcer la formation dans le domaine de la santé animale avec une approche troupeau. Au 2ème semestre 2014, avec la Chambre d’Agriculture, nous avons constitué un programme de formation autour de 3 thèmes : l’éleveur infirmier de son élevage, 1 veau par vache et par an avec trois sous-thèmes (soins au veau naissant, mise à la reproduction et préparation au vêlage) et la maîtrise du parasitisme. Un 1er cycle se déroule en ce début d’année, un nouveau va être proposé à l’automne.

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GDS Creuse, avec « Le sanitaire… j’adhère ! » pour renforcer la coopération pour un troupeau sain, sûr et rentable

Fort de son expertise sanitaire animale collective au service de tous les élevages et à travers ses missions « d’apport de garanties de cheptel et d’image des élevages », « de lutte contre les maladies contagieuses », de « mutualisme » et « d’information », GDS Creuse a fait évoluer son action et continuera à la faire progresser en fonction des modifications des élevages, des besoins des éleveurs et de leur environnement, tout en conservant les bases fondamentales de la lutte collective et sanitaire, indispensables pour sa réussite. D’une lutte contre les maladies contagieuses, l’orientation se développe avec le concept « Le sanitaire… j’adhère ! » permettant un renforcement de la coopération pour un troupeau sain, sûr et rentable. Au nom de tous les éleveurs, Philippe Monteil a tenu à remercier les partenaires de GDS Creuse : les vétérinaires, l’administration, en particulier la DDCSPP et son Service Santé Animale, le Laboratoire Départemental d’Analyses, le Conseil Départemental, le Conseil Régional, les Organisations Agricoles, notamment la Chambre d’Agriculture, les instances régionale (GRASL) et nationale (GDS France), les délégués cantonaux et l’ensemble des salariés de GDS Creuse et de Farago Creuse.

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