Présidentielle: les chambres d'agriculture mettent l'accent sur la PAC 2020

Avec AFP

Présidentielle: les chambres d'agriculture mettent l'accent sur la PAC 2020

Les chambres d'agriculture demandent au prochain président de la République de défendre la profession et de fixer un cap"ambitieux", lors des négociations de la Politique agricole commune (PAC) 2020.

"Des politiques françaises et européennes ambitieuses et pragmatiques doivent être de véritables leviers pour l'activité agricole de demain. Les travaux sur la prochaine PAC seront, à ce titre, cruciaux et la France devra être au rendez-vous", a déclaré mercredi le président de l'Assemblée permanente des Chambres d'agriculture (APCA), Claude Cochonneau, cité dans un communiqué. L'APCA milite donc pour une "PAC renouvelée autour d'objectifs clairs": indépendance et sécurité alimentaire, développement et équilibre des territoires ruraux, réponses aux enjeux climatiques et environnementaux, tout en confortant son budget.

Elle insiste notamment sur le besoin de développer "des outils de mutualisation du risque économique pour faire face à la volatilité des prix" (de type contrats d'assurance, ndlr) et en renforçant la lutte contre les "risques climatiques", "par exemple en sécurisant la ressource en eau". L'APCA estime qu'il faut également "développer la capacité d'épargne des agriculteurs en améliorant les dispositifs fiscaux existants" et "simplifier les règles obligatoires".

"Reconnaitre une exception agricole"

Elle demande que la France ne s'appuie que sur des normes définies aux niveaux européen et international "en refusant les exigences nationales supplémentaires", ce que les agriculteurs qualifient de "surtransposition". L'APCA préconise aussi d'étendre les dérogations au droit de la concurrence européen à toutes les productions pour "permettre des stratégies d'organisation des producteurs et de développement des produits entre tous les partenaires de la chaîne alimentaire", y compris les industriels et la distribution. Concernant les relations avec la distribution, l'APCA estime qu'il faut "associer les agriculteurs en amont des négociations commerciales et reconnaitre une exception agricole".

Les négociations commerciales annuelles entre les industriels et la grande distribution doivent s'achever fin février, elles sont toujours l'occasion de discussions tendues sur la baisse des prix qui peuvent au final s'avérer défavorables aux producteurs. La prochaine PAC doit entrer en vigueur le 1er janvier 2020 et s'appliquera jusqu'en 2025. Elle a déjà donné lieu à des discussions informelles entre États-membres, notamment lors d'une réunion des ministres européens de l'agriculture l'été dernier à Chambord.

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Commentaires 6

dam

qui vas ce gaver sur les bio ????.................. les industriels

Adada

Je crois que ce n est pas la position des députés français , l objectif à terme c est du bio au prix du conventionnel pour que les gens aux 35h puissent continuer a consommer d autres choses surtout du loisir, dans l avenir il y aura ceux aux 35h sans risque responsabilite avec RTT de la classe moyenne basse qui auront le temps de profiter de loisirs, des allocataires qui sans travailler gagneront bien plus que des pecores, des Cadres méprit chef d entreprisequi bossent 50 à 80h maus qui gagnent mini 3500 , et les paysans qui pour le même nombre d heures n auront pas smic tout en ayant pris des risques qu aucune profession ne prends pour produire la chose la plus importante au monde , la nourriture


retif

satisfecit sur tous les points sauf.. l'assurance..!!! en effet on sait trop comment ça marche, tout le monde paiera cher et une fois tous les 20 ans l'assureur vous donnera quelques miettes si vous rentrez dans les clous ...

Jeunes Agriculteurs

Présidente non?

robin

par contre, veiller à ce que les cours des produits agricoles couvrent les coûts de production et la rémunération de l'agriculteur, cela, oui, serait le mieux !!!!

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