Primeurs : Le millésime est excellent mais la crise demeure

Dans le vignoble bordelais, importateurs, détaillants et négociants se bousculent de château en château pour déguster le millésime 2009, dans le cadre de la semaine des primeurs. Une année excellente mais la crise reste présente dans les esprits.

Dans le tintement des verres, sur les propriétés de Saint-Emilion comme celles du Médoc, le millésime 2009 ravit la quasi-totalité des palais, qui rivalisent de superlatifs pour qualifier le nouveau-né.

Le critique James Suckling a d'ores et déjà attribué la note de 97-100 pour le bordeaux 2009, sa meilleure note pour des dégustations en barriques, en attendant le verdict du célèbre Robert Parker fin avril. Seuls quelques récalcitrants parlent d'« hétérogénéité » ou de « disparités » entre les propriétés.

A millésime exceptionnel, affluence exceptionnelle. L'Union des grands crus de Bordeaux a déjà dénombré près de 14.000 entrées en deux jours dans les châteaux contre 13.700 en trois jours pour le prestigieux millésime de 2005.

Le grand retour des États-unis à Bordeaux

40% des visiteurs sont des étrangers, aux premiers rangs desquels le Royaume-Uni, l'Allemagne et la Belgique puis, un nouveau venu, la Chine, et les États-unis qui effectuent là leur grand retour à Bordeaux, après avoir déserté la place les deux années précédentes.

Tous attendent que les prix soient fixés courant mai par les viticulteurs pour une livraison à l'automne prochain. Le millésime « va servir de locomotive pour la commercialisation du bordeaux », estime Laurent Gapenne, président de la fédération des grands vins de Bordeaux.

Les prix devraient grimper en flèche pour retrouver leur niveau de 2005. « On était pratiquement descendu aux prix de 1998, douze ans plus tard, c'est normal qu'on retrouve un niveau normal de prix », souligne Sylvie Cazes, présidente de l'Union des grands crus.

« Attention à ne pas être trop gourmand », prévient le négociant Jean-Christophe Estève. « il ne faut pas être trop arrogant » sur les prix, le vin « est un produit de consommation, pas de spéculation », ajoute Pierre Bécot, le co-propriétaire du Château Beauséjour-Bécot, qui écoule la totalité de sa production sur le marché des primeurs.

Source d'après AFP

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