Prix du lait : La pression s'accentue sur les industriels

d'après AFP

Le ministre de l'Agriculture et les producteurs de lait accentuent la pression sur les industriels du secteur pour obtenir une hausse des tarifs du lait.

«Je souhaite que les industriels et les coopératives fassent les efforts nécessaires pour que les producteurs soient rémunérés à leur juste valeur», a insisté M. Le Maire sur RTL. «Lorsque les prix s'effondrent, la répercussion est immédiate sur les revenus des producteurs qui ont perdu près de 50% de leurs revenus en 2009 (...). Maintenant que les prix remontent, je souhaite que les producteurs soient correctement rémunérés», a-t-il dit.

Pour leur part, les syndicats majoritaires des agriculteurs et éleveurs ont donné jusqu'au 12 août aux industriels et coopératives pour reprendre les négociations. Après cette date, des représentants syndicaux se rendront aux sièges sociaux pour « demander des comptes aux industriels qui ne jouent pas le jeu », a prévenu Dominique Barrau, secrétaire général de la Fnsea, sans préciser quel type d'action serait envisagé.

Lactalis réagit

En attendant, ils appellent à généraliser la campagne de stickage, consistant à apposer des autocollants sur des laitages produits par des industriels qui n'appliquent pas l'augmentation des prix du lait, pour inciter les consommateurs à les boycotter.

Dans le collimateur des producteurs : Bel, Bongrain et Lactalis notamment. «Ces gens se servent des marques pour faire pression sur nous, ce qui est doublement stupide, d'abord parce que c'est illégal et parce que les marques, c'est ce qui valorise le mieux le lait», a réagi Lactalis, premier groupe laitier européen.

La fédération des industries laitières (FNIL) appelle quant à elle «l'ensemble des acteurs à trouver les voies nouvelles permettant de rétablir un dialogue constructif dans l'intérêt de tous».


Hausse exigée : 3,1 centimes par litre de lait

Les transformateurs refusent d'octroyer une hausse moyenne de 3,1 centimes par litre de lait comme le souhaitent les syndicats majoritaires qui demandent l'application de l'accord signé le 3 juin 2009. Cette hausse aboutirait à un prix moyen de 33,1 centimes le litre de lait facturé au producteur.

Mais les entreprises ont décidé de prix bien inférieurs, certaines d'entre elles offrant une augmentation d'environ 1,3 centime par litre seulement. Elles arguent de la nécessité d'un rapprochement entre les prix français et allemands, ces derniers étant inférieurs. Ce différentiel, selon elles, a entraîné en 2009 une augmentation des importations allemandes, fragilisant la filière en France.

Publié par d'après AFP

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