Producteurs de fruits et légumes : Un partenariat presse-citron avec la grande distribution»

SC avec AFP

Bruno Le Maire s'est rendu dans le Vaucluse, pour rencontrer des producteurs de fruits et légumes en difficulté. Les producteurs ont réclamé des mesures urgentes et dénoncé la pression de la grande distribution.

Des producteurs de fruits et légumes du Vaucluse et de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur ont exigé auprès du ministre de l'Agriculture, venu les rencontrer en Avignon, des mesures d'urgence pour les sortir d'une «situation de détresse».

«Nous avons notamment demandé de corriger le coût du travail soit par une aide directe de prise en charge au niveau des salaires, soit par une aide au niveau bancaire ou une prise en charge des cotisations des employeurs afin d'atténuer notre handicap par rapport aux autres pays européens », précise André Boulard, président de la Chambre d'agriculture des Bouches-du-Rhône.

« Les producteurs sont confrontés à un problème majeur, celui du coût de la main d'oeuvre qui est de 11 à 12 euros de l'heure en France contre 6-7 euros en moyenne en Europe », a reconnu Bruno Le Maire lors de sa visite chez un producteur de tomates cerises à Cavaillon.

Une table-ronde, à la rentrée

Au cours d'une réunion de travail avec des producteurs, le ministre a préconisé un partenariat avec les grandes surfaces. «Pour l'instant, c'est un partenariat presse-citron car si on ne peut pas fournir au meilleur prix, les grandes surfaces s'adressent aux producteurs étrangers» rétorque André Boulard. Le ministre a promis la réunion d'une table ronde, à la rentrée, entre producteurs, experts et représentants de la grande distribution pour réfléchir à une meilleure organisation de la filière.

Les discussions sur la loi de modernisation agricole, qui seront lancées avant la fin 2009, serviront de cadre, selon Bruno Le Maire, à cette réforme structurelle qui doit aboutir à une «relation plus équilibrée avec la grande distribution». «En travaillant ensemble et non les uns contre les autres, on avance toujours mieux», a-t-il conclu.

Une vingtaine de jeunes agriculteurs, vêtus de noir et portant des croix, étaient venus manifester leurs difficultés. «Nous sommes écrasés par les charges sociales. On n'arrive pas à vivre de la vente de nos produits», a résumé Jérôme Chabert, vice-président des Jeunes agriculteurs du Vaucluse. «Nous avons demandé au ministre que l'observatoire des marges publie des résultats», a-t-il dit.


Publié par SC avec AFP

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