Producteurs de lait : On ne va rien lâcher ! »

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Les producteurs sont déterminés à « ne rien lâcher » après l'échec des négociations sur le prix du lait à Paris. Le blocage de l'usine Lactalis de Riom-ès-Montagne (Cantal) est maintenu pour le deuxième jour.

« C'est parti pour durer. On ne va rien lâcher parce que pour l'instant il n'y a même pas d'accord au niveau national et les propositions des industriels restent catastrophiques », estime la présidente de la section laitière de la FDSEA du Cantal, Chantal Cor.

L'usine, dont les murs, portes et fenêtres ont été tagués de « Bandit ! », « Lactalis = voleurs » et « Assassins des campagnes ! » est bloquée depuis lundi 20 h. Les éleveurs, qui ont installé des tracteurs empêchant toute entrée ou sortie de camion, se relaient depuis à l'entrée de l'établissement.

« Dans le meilleur des cas, on attend un accord national mais on veut aussi que dans nos régions (de montagne Ndl), le lait soit payé au moins 305 euros les mille litres », explique Mme Cor qui envisage un « durcissement du mouvement ». Selon la direction de l'usine, qui compte 160 salariés, l'activité pourrait être totalement arrêtée si le blocage se poursuit.

Lactalis dans le collimateur des éleveurs

Les Cantaliens ne sont pas les seuls à maintenir la pression. Dans plusieurs régions de France, les manifestations ont particulièrement ciblé l'industriel Lactalis, deuxième groupe laitier mondial, ou des hypermarchés, accusés de faire des marges trop élevées sur les produits laitiers.

A Laval, plusieurs milliers de producteurs se sont invités mardi après-midi au siège de Lactalis. Des oeufs ont été lancés sur les fenêtres des bureaux et des pommes de terre sur la centaine de gendarmes mobiles présents.

A Croisy-sur-Eure, c'est la fromagerie Boursin (groupe Bel) qui était bloquée par les agriculteurs, dans l'attente du résultat des négociations interprofessionnelles. A Mondeville, dans l'agglomération de Caen, l'hypermarché Carrefour a fermé ses portes mardi en fin de matinée en raison de fortes tensions avec des membres des Jeunes Agriculteurs manifestant sur place.

En Seine-Maritime, c'est encore la grande distribution qui était visée par une opération de «déréférencement» de produits laitiers dans une grande surface près de Rouen, alors que les éleveurs finistériens ont bloqué le parking d'un hypermarché brestois.

Source d'après AFP

Publié par SC

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