Producteurs : les meilleurs ambassadeurs de l'AOP

P. O.

Le Comité interprofessionnel des fromages reconduit cet été des animations en GMS. Une opération qui valorise à la fois le producteur et la production.

C'est le genre d'animations que le directeur du centre Leclerc d'Aurillac aimerait voir fleurir durant la période estivale, et pourquoi pas, tout au long de l'année : “Il n'y a rien de mieux pour rassurer le consommateur que des producteurs qui parlent de leur produit. Cela permet aussi aux clients de mieux se repérer au milieu de tous ces logos, appellations, même si l'AOP sort du lot du fait de son ancienneté”, estime P. Bruel, dont le magasin propose comme chaque année maintenant un vaste espace consacré aux produits locaux. Organisée à l'initiative du Cif, une nouvelle campagne de promotion de l'AOP cantal est ainsi en cours cet été dans les grandes surfaces aurillacoises et sanfloraines, après une première démarche l'été dernier et une autre en juin hors du département (en particulier dans l'Allier et le Puy-de-Dôme). Derrière le stand aux couleurs de l'appellation cantalienne à l'entrée de la grande surface, Aurélien Piganiol, un jeune producteur de lait de 23 ans, installé en Gaec avec son père à Mourjou, a déjà ses habitudes après avoir participé à des actions promotionnelles du même type au Lioran et au marché de Noël de Laval : “C'est important de faire découvrir notre fromage, d'avoir un contact direct avec le consommateur pour moi qui ne fais que produire du lait. Et puis ça fait toujours plaisir de voir que notre produit est apprécié. En France, on a quand même de la bonne bouffe. Les gens viennent plus spontanément vers nous qui sommes là pour faire déguster et non vendre, pour répondre aux questions multiples et variées qu'ils nous posent.” Et en ce début d'après-midi d'un vendredi à la météo chagrine, même si les clients et vacanciers juilletistes ne se bousculent pas encore dans les allées, Aurélien et son confrère Jean-Louis Bruel, producteur à Saint-Mamet, rencontrent un beau petit succès.

Experts en affinage

Il faut dire qu'ils savent y faire : “Il faut commencer par celui-là”, explique Aurélien en désignant le plateau de dés de cantal jeune. Tandis que Jean-Louis en est déjà à détailler les durées d'affinage et la préparation de la truffade avec la tome fraîche “issue d'un premier pressage”.
La conversation s'engage alors entre les deux producteurs cantaliens et deux touristes mayennais, dont l'un travaille dans une laiterie à Surgères. “On vient du pays du Port-Salut mais aujourd'hui, je fais du Babybel toute la journée. On en produit quatre millions chaque jour, dont la moitié pour l'export, c'est devenue une grosse industrie”, développe l'un d'eux avant de faire le plein d'AOP cantal. Mais le stand attire aussi les autochtones. “Regardez, même les gens d'ici s'arrêtent pour discuter, se félicite M. Bruel. On mange du cantal depuis qu'on est au biberon et on s'aperçoit en fait qu'on le connaît peu.” Un constat qui a amené l'enseigne à s'associer pleinement à la démarche promotionnelle du Cif, même si les retombées commerciales en sont difficilement chiffrables. Seul bémol dans ce concert de satisfecit : la difficulté à mobiliser les producteurs de lait. Toutes les bonnes volontés sont donc les bienvenues, d'autant qu'une grande opération de promotion d'envergure est envisagée à l'automne, potentiellement sur Paris.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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