Projet : tude de lancement d'un rosé effervescent en Provence

Marion Ivaldi

L'interprofession des vins de Provence étudie l'opportunité de lancer un effervescent rosé de Provence dont le statut juridique reste à définir.

L'hypothèse du lancement d'un effervescent de Provence paraît tout à fait rationnelle d'un point de vue économique, selon une étude du Conseil interprofessionnel des vins de Provence (CIVP) qui estime le marché potentiel à plus de trois millions de bouteilles/an après deux ans de lancement collectif, sur la base de 3,6 millions de consommateurs potentiels identifiés. L'étude préconise une mise en marché sur un créneau de prix autour de 15 €. Ce segment correspondrait aux attentes de la clientèle. Ainsi, les consommateurs interrogés par la Wine Intelligence perçoivent le prix de ce produit entre 8 et 15 €, avec une barrière psychologique de prix à 16 € en moyenne. Les intentions d'achat sont plutôt encourageantes : un consommateur sur quatre est un acheteur probable. Cependant, il faudra convaincre les 39 % d'indécis. Pour le circuit cafés, hôtellerie et restauration (CHR), le prix psychologique de revente serait actuellement à 14,60 €. Ce prix est donné pour un concept de produit n'ayant pas encore d'image. “ Un business plan marketing fort devra être construit ”, recommande l'étude du CIVP qui insiste sur la nécessité de prévoir des moyens collectifs de lancement de produit (entre 1 et 1,5 €/bouteille).

Le marché potentiel des vins effervescents rosés de Provence est estimé à plus de trois millions de bouteilles/an sur la base de 3,6 millions de consommateurs potentiels identifiés. (J.-C. Gutner)

Le marché potentiel des vins effervescents rosés de Provence est estimé à plus de trois millions de bouteilles/an sur la base de 3,6 millions de consommateurs potentiels identifiés. (J.-C. Gutner)

Mieux valoriser une partie de la production

Le lancement d'un effervescent rosé de Provence s'insère dans un contexte de progression des ventes des vins effervescents, en particulier des produits rosés. “ Il s'agit d'une tendance marketing que l'on peut relever dans le secteur des boissons alcoolisées ”, indique l'étude. Par ailleurs, ce produit permettrait de mieux valoriser une partie de la production des vins de Provence. “ Si ce vin était en AOC, ce serait 22 000 hl mieux valorisés qu'en vin tranquille ”, note l'étude. La marge réalisée sur la production de vin de base serait supérieure aux AOC tranquilles actuelles pour un prix de vente consommateur de 15 €.

Source Réussir Vigne Mai 2011

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