Promotion : Un logo pour le lait « made in France »

Les producteurs de lait vont lancer dans les prochains jours un logo pour inciter le consommateur à acheter du lait produit, collecté et transformé en France.

Ce lait sera reconnaissable à un logo « Éleveurs laitiers de France », déposé par la FNPL. « Nous avons besoin de l'appui des citoyens et en particulier de la fidélité des consommateurs français », explique Henri Brichart, président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), à l'origine de cette initiative.

Ce label veut garantir un produit réalisé à partir de lait produit, collecté et transformé en France. Son objectif est d'aider les quelque 90.000 exploitations laitières qui font face à un contexte économique très difficile en raison de la grande volatilité des prix.

Avant de s'étendre à d'autres produits comme l'emmental, la démarche concernera, dès le 21 septembre, le lait de consommation 1er prix puis, dans un deuxième temps, le lait sous marque de distributeurs (MDD).

Le lait 1er prix qui représente plus d'un milliard de litres, soit près du tiers de la consommation de lait en France est le plus touché par les importations, issu essentiellement d'Allemagne où le prix est environ 15% inférieur à celui pratiqué en France.

Orlait rejoint l'opération

La société Orlait, principale société de commercialisation du lait en France, est la première à rejoindre l'opération de la FNPL. Elle a décidé de créer « une marque militante qui va s'appeler ‘j'aime le lait d'ici' », annonce son PDG Roger Beguinot. Les briques de lait porteront le logo « Éleveurs laitiers de France ».

En 2009, les importations de lait devraient doubler par rapport à l'année précédente pour atteindre 400 millions de litres, estime M. Beguinot. « Si l'on ne fait rien, il y a le risque de voir disparaître ce milliard de litres de lait au bénéfice de lait importé, ce qui pourrait entraîner la fermeture en France de sept à huit laiteries ce qui représente quelque 2.500 à 3.000 emplois ».

« Il y a un petit risque » que les autorités européennes rejettent cette démarche, reconnaît M. Beguinot. Bruxelles voit en général d'un mauvais oeil la promotion d'un produit sur sa seule spécificité nationale. « Ce que n'aime pas Bruxelles, c'est quand un programme de promotion est obligatoire et qu'il est financé par de l'argent public », fait valoir de son côté Henri Brichart.

Une campagne de publicité de 10 millions d'euros accompagnera la sortie de la marque « j'aime le lait d'ici ».

Source d'après AFP

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