Pulvérisation vigne : L'IFV s'attèle à la réduction d'emploi des pesticides

Raphaël Lecocq

L'Institut français de la vigne et du vin (IFV) publie simultanément des synthèses d'étude portant sur la réduction de l'usage des herbicides et l'optimisation des doses d'anti-mildiou et d'anti-oïdium. Rassérénant.

Trois études distinctes mais une quête commune : fournir aux viticulteurs des références et des conseils pour optimiser, à la baisse, l'emploi des produits phytosanitaires. La première étude est le fruit d'une enquête menée par l'IFV en 2010, avec l'appui des Chambres d'agriculture, dans pas moins de 19 vignobles et/ou appellations différents, représentatifs de 4700 ha. Etat des lieux des pratiques d'entretien des sols, freins techniques et économiques au développement de techniques alternatives aux herbicides et recommandations pour réduire l'impact (usages et diffusion dans le milieu) sont détaillés sur 20 pages. Pas de solution miracle unique reproductible à l'envi mais un faisceau de solutions à mettre en oeuvre progressivement. La deuxième étude concerne également l'entretien des sols, plus précisément au niveau du rang. Dans une synthèse de 8 pages, l'IFV dresse le fruit de 5 ans d'expérimentation où il ressort que, si la vigueur et les rendements de la vigne finissent par s'adapter à la réintroduction de façons mécaniques, l'organisation du travail et les coûts de production qui en découlent rappellent aux viticulteurs à quel point l'usage des herbicides était confortable.

Réduire de 30 % les fongicides si…

La dernière étude enfin, baptisée OptiPulvé, est le fruit d'une collaboration entre l'IFV et la Chambre d'agriculture de Saône-et-Loire. Durant 7 saisons, entre 2004 et 2010, ont été testées des réductions de doses de 30 % d'anti-mildiou et d'anti-oïdium. En « échange », les traitements ont été réalisés avec les meilleurs matériels et techniques d'application disponibles aujourd'hui (pulvérisateur de type pneumatique ou à jet porté, très bien réglé, doté de diffuseurs descendant dans le rang), en respectant scrupuleusement les cadences de traitement et en privilégiant les conditions de température et d'hygrométrie les plus favorables. Résultat : c'est possible. -30 % , ce n'est pas l'objectif fixé par Ecophyto 2018 mais à 7 ans de l'échéance, l'avancée est significative.

Le traitement face par face est une condition nécessaire mais pas suffisante pour réduire les doses de fongicides (Doc Caffini)

Le traitement face par face est une condition nécessaire mais pas suffisante pour réduire les doses de fongicides (Doc Caffini)

 

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