Pyrénées : Oui à l'agriculture, non à l'ours »

Oui à l'agriculture, non à l'ours », « non à la sanctuarisation des Pyrénées », ont dénoncé quelque 2.500 éleveurs, chasseurs et élus mobilisés samedi à Tarbes contre l'introduction dans le massif montagneux de nouveaux plantigrades slovènes.

« On ne se laissera pas imposer une espèce protégée sans concertation », avertit le président de la Fédération des chasseurs de l'Ariège, Jean-Luc Fernandez, en tête du cortège, entouré de députés, sénateurs et maires de gauche et de droite, venus en nombre à la veille des élections régionales. Des drapeaux espagnols, catalans et basques signalent la présence d'un contingent de manifestants espagnols.

« Chantal Jouaneau (secrétaire d'État chargée de l'Écologie) nous avait promis qu'elle ne ferait rien contre la volonté des habitants. Je lui dis, chiche, organisez une consultation! », lance M. Fernandez dans une allusion à des déclarations de la ministre.

Celle-ci avait annoncé, en janvier, la poursuite du programme de lâchers d'ours bruns pour assurer la viabilité de l'espèce dans les Pyrénées, qui en compte actuellement près de 20, dont plusieurs importés de Slovénie.

« L'ours ou les loups, c'est le même problème »

Réintroduire l'ours dans les Pyrénées, c'est « créer un problème qui n'existe pas », estime Enrique Ramon, représentant de la communauté de communes du Val de Broto, près de la frontière française. « Si l'ours dévore 10 brebis, il faut en compter une centaine d'autres qui, effrayées, se blessent ou font des chutes mortelles pour fuir », commente-t-il.

Christophe Gabert, éleveur de chèvres à Chirens (Isère), a fait le déplacement par solidarité. Il tient un bâton au bout duquel est suspendu un ours en peluche, la corde au cou, portant l'inscription « Wanted, mort ou édenté ». Sur son blouson, il a collé la photo d'une vache éventrée par des loups. « L'ours ou les loups, c'est le même problème, il faut s'entre-aider face à l'administration », affirme-t-il.

Source d'après AFP

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