Quand les étudiants préfèrent le cheval-animal au cheval-tracteur

Raphaël Lecocq

Isabelle Verdier, proviseure-adjointe au lycée Sully de Magnaville (78)

Le lycée Sully de Magnanville (78) refuse des candidats dans la filière cheval et peine à recruter en Bac Pro agroéquipement. Un cas loin d’être anecdotique et non sans conséquence pour le marché de l’emploi.

« Les filières cheval attirent énormément d’élèves, bien plus que ce que les filières élevage et monitorat sont susceptibles d’embaucher en sortie de formation. A l’inverse, nous peinons à attirer des élèves dans la branche agroéquipement, alors que les élèves diplômés ont le choix entre deux ou trois emplois dès la sortie de l’école ». Ainsi s’exprimait Isabelle Verdier, proviseure-adjointe au lycée Sully de Magnanville (78) et présente sur le stand du Pôle Agroéquipement, au Salon de l’agriculture (hall 3). Isabelle Verdier est membre de l’Association professionnelle de développement de l’enseignement du machinisme agricole, une émanation d’Axema, l’Union des industriels de l’agroéquipement.

Travail de longue haleine

La filière agroéquipement française, c’est quelques milliards d’euros de chiffre d’affaires et quelques dizaines de milliers d’emplois. L’Aprodema et ses bénévoles s’investissent pour tenter de corriger l’image de l’agroéquipement, perçue chez bien des élèves comme étant mécaniquement archaïque. « Nous avons sur le stand des machines technologiquement révolutionnaires, souligne Michel Morel, président de l’Aprodema. Il ne s’agit en aucun cas de prototypes issus de bureaux d’études mais de matériels qui sont mis en route quotidiennement dans les exploitations agricoles ». Le déficit de recrues dans la filière agroéquipement n’est pas nouveau. La filière a pris le problème à bras le corps depuis quelques années et sa présence au Salon de l’agriculture, auprès d’un public non agricole et non averti,  témoigne de sa volonté d’inverser la tendance.

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