Quand ressemer devient une nécessité

CLAIRE GRONDIN

Mickaël Cochard a dû ressemer la quasi totalité de ses parcelles.
Mickaël Cochard a dû ressemer la quasi totalité de ses parcelles.

Après avoir vu la quasi totalité de ses parcelles de maïs inondées début mai, Mickaël Cochard, agriculteur à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu a fait le choix de ressemer plus tard pour garantir une bonne récolte.

«Les 27 et 28 avril, nous avions terminé les semis dans nos parcelles de maïs, mais 120 mm de pluie sont tombés dans le week-end qui a suivi. » Comme de nombreux agriculteurs de la région, Mickaël Cochard a subi les fortes précipitations du début du mois de mai qui ont inondé ses terres. Exploitant au sein du Gaec la Clef des champs à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, il a dû ressemer la quasi totalité de ses parcelles. « Une dizaine de jours après les pluies, nous avons fait le tour des champs avec notre expert en assurance. Certains semis étaient déjà perdus, pour d’autres, la levée a révélé que le peuplement était très faible. Nous avons donc décidé de ressemer 68 hectares sur les 72 hectares que nous avions déjà semés », relate Mickaël.

Changer de planning et de variétés

Une décision qui l’a conduit à réadapter son calendrier de travail. C’est seulement après avoir attendu 1 mois, que les terres soient à nouveau sèches, qu’il a pu reprendre le travail du sol. « Il a fallu repasser l’outil à dents sur toutes les parcelles, et avec les intempéries, le sol était aussi dur qu’à la sortie de l’hiver. Après avoir affiné la terre avec des disques, nous avons pu commencer à ressemer le 30 mai ». Pour pallier au retard pris dans les cultures,
Mickaël a également dû changer de variété. Il a opté pour des indices de maïs plus faibles correspondant mieux à ses nouvelles dates de semis. « Je suis passé d’un indice 300 à des indices allant de 240 à 250. Avec ces indices inférieurs, le maïs devrait lever d’ici 5 à 6 jours et rattraper ce qui a déjà été semé il y a 1 mois », détaille-t-il.

Assurer qualité et tonnage

Bien que la décision de ressemer ait impliqué des délais et des coûts supplémentaires, Mickaël ne regrette pas son choix. En observant l’avancée des plants dans les 2 parcelles témoins qu’il n’a pas ressemées, il constate que les maïs souffrent et que leur croissance reste très lente. « Pour nous, c’était la solution la plus adaptée. Nous sommes sur une nappe phréatique qui nous empêche tout drainage, et si la qualité et le tonnage n’avaient pas été au rendez-vous il aurait fallu aller acheter de l’aliment à l’extérieur. Avec notre assurance récolte, nous avons pu être indemnisés sur nos frais de semence à hauteur de 200 e par hectare, cela nous permet d’être moins pénalisés économiquement », analyse
Mickaël. « Cela arrive souvent que nos semis soient retardés mais cette année, l’impact a tout de même été exceptionnel. Malgré cela, je ne suis pas inquiet sur le résultat. Avec ce que l’on a mis en place, on devrait pouvoir récolter mi-septembre, soit dans les mêmes périodes que les années précédentes », confie-t’il.
Les chaleurs attendues pour les prochains jours confortent également Mickaël dans l’idée que ses maïs seront prêts à être récoltés pour cette période. Les inondations du début du mois de mai ne seront alors qu’un mauvais souvenir.

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