Questions/Réponses sur le cas de fièvre catarrhale ovine (FCO) détecté dans l’Allier

INSTITUT DE L'ELEVAGE IDELE

Questions/Réponses sur le cas de fièvre catarrhale ovine (FCO) détecté dans l’Allier

A la suite du premier cas de fièvre catarrhale ovine détecté dans l’Allier, le Ministère de l’Agriculture répond à un ensemble de questions.Une liste de questions/réponses sur le site du Ministère de l’Agriculture permet de répondre à quelques unes des interrogations que soulève le foyer de fièvre catarrhale ovine de sérotype 8, mis en évidence dans l’Allier.Sont rappelées tout d’abord les caractéristiques et les symptômes de la fièvre catarrhale ovine, maladie d’origine virale, vectorielle transmise par des insectes vecteurs du type Culicoides (moucherons).

Après un rappel sur les zones où la maladie est présente, le statut de la France est abordée :

  • après deux ans sans mise en évidence de foyers de maladie, la France était devenue indemne en décembre 2012,
  • en Corse, des cas de FCO de sérotype 1 ont été confirmés en 2013 ce qui a suscité l’organisation d’une vaccination collective obligatoire entre octobre 2013 et mars 2014. Une surveillance a été notamment mise en place en France continentale, dans les zones les plus proches de la Corse,
  • en France continentale, vient d’être confirmé un cas clinique de FCO à sérotype 8 alors qu’aucune notification de ce sérotype n’avait été faite dans le monde depuis 2011.

Les mesures de lutte sont ensuite rappelées :

  • mise sous surveillance renforcée de l’élevage concerné,
  • restriction des mouvements d’animaux avec définition d’une zone de protection et de surveillance de 150 km de rayon autour du foyer : cette zone s’étend sur 21 départements et comprend 4,6 millions de bovins, 700 000 ovins et 160 000 caprins,
  • dans la zone réglementée, interdiction de regroupement, surveillance active, ...
  • définition et mise en place d’une stratégie vaccinale

 

Parmi les interrogations très présentes, figurent les conséquences potentielles pour le commerce des animaux et notamment pour les échanges intra-UE et les exportations vers les pays tiers. De fait, étant donné les restrictions de rassemblement et de circulation dans une zone de production importante pour l’élevage (4,6 millions de bovins, 700 000 ovins et 160 000 caprins dans la zone de protection et de surveillance de 150 km), il apparaît inéluctable qu’il y ait des conséquences en termes de commerce 

Concernant l’export, des négociations sont en cours avec le concours de la Direction générale de l’alimentation.

Enfin, plusieurs échanges et réflexions sont programmés :

  • tenue le lundi 14 septembre du Comité national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale au sujet des mesures de gestion et notamment de la stratégie vaccinale à mettre en place,
  • rencontre par le Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt des responsables nationaux des filières d’élevage le jeudi 17 septembre afin de discuter des mesures financières à mettre en place pour accompagner les éleveurs touchés,
  • contact avec les Commissaires européens à la santé et à l’agriculture au sujet de la situation sanitaire et des mesures de gestion mises en œuvre par la France.
  • contacts également pris par le ministre avec ses homologues européens.

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