Rallye bâtiment : trois visites dans la région de Saint-Flour

C. FOURNIER

Lors de la visite au premier plan Roger Odoul.

Comme chaque année, le “Rallye bâtiment” permet aux exploitants agricoles qui ont un projet de construction de s’informer. L’expérience des uns aide au choix des autres.

 

Trois visites de bâtiments organisées par la Chambre d’agriculture en lien avec le Comité de la petite région agricole de Saint-Flour étaient ainsi programmées entre le 13 mars et le 20 mars. “Ce rallye bâtiment permet de bénéficier de l’expérience d’un agriculteur qui vient de réaliser son propre bâtiment, de se poser les bonnes questions, à travers le témoignage de l’éleveur, de voir les avantages et les inconvénients”, indique Yann Bouchard, conseiller agricole de Saint-Flour sud Planèze qui menait cette animation conjointement avec Jérôme Delarbre, technicien bâtiment. Trois choix : l’un, allaitant paille caillebotis qui “correspond à la plus grosse demande”. L’autre, laitier, avec une stabulation libre à logettes paillées, également le plus répandu, le dernier, assorti de photovoltaïque. Le 19 mars, à Ribette de Celles, l’exploitation en individuel de Roger Odoul servait ainsi d’exemple de stabulation libre pour vaches allaitantes et leurs veaux sur aire paillée.

Adéquation entre besoins et budget

L’exploitation compte 128 hectares (100 % prairies permanentes). Le troupeau est composé de 85 allaitantes et 30 génisses. La main d’œuvre est de une UHT. Le bâtiment de 1 002 m², comprend 48 places pour vaches allaitantes. Le stockage des déjections se fait par une fosse de 210 m3 sous le caillebotis. La charpente est en bois. Le bardage en bois avec des parties translucides. La couverture en fibrociment et plaques translucides. L’alimentation se fait par distribution en cornadis pour les vaches allaitantes et barre au garrot pour les parcs à taureaux et veaux. “J’avais déjà un bâtiment caillebotis paillé et je souhaitais faire un peu le même, mais avec des modifications pour faciliter mon travail”, confie Roger Odoul. “Quand on augmente le cheptel, il est capital de réduire le temps de main d’œuvre. Je me suis agrandi en 2009. J’avais alors 50 vaches, j’en ai aujourd’hui 95. Une stabulation libre et caillebotis paillé correspondaient au budget auquel je pouvais prétendre.” À l’usage, le système a fait ses preuves : “La semaine dernière j’ai été malade… Si j’avais eu un bâtiment traditionnel, je ne m’en serais pas sorti sans chercher de l’aide, de la main d’œuvre.” Quant à sa motivation pour ouvrir son exploitation aux autres elle est simple : “Quand j’ai eu mon projet de bâtiment, j’ai apprécié que d’autres m’ouvrent leur porte. C’est pourquoi j’ai voulu à mon tour que d’autres agriculteurs qui souhaitaient faire ce pas puissent visiter le mien…” Le bâtiment, construit dès avril 2011 est entré en service en décembre de cette même année. Il a été réalisé avec une petite partie d’auto- construction, le reste étant du domaine des entreprises. Les points forts sont l’absence de problème sanitaire, le confort de travail, des animaux sur aire paillée et l’ambiance du bâtiment.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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