[Réactions] Disparition de Xavier Beulin : « une perte majeure pour la France »

LM, avec AFP

[Réactions] Disparition de Xavier Beulin : « une perte majeure pour la France »

Suite à l’annonce de la disparition subite de Xavier Beulin, les réactions sont nombreuses, du sommet de l’État à l’ensemble des organisations agricoles.

« Engagé depuis l'âge de 17 ans pour l'agriculture, Xavier Beulin a donné au syndicalisme et aux filières agricoles des lettres de noblesse et un élan incomparable », a déclaré la FNSEA, en déplorant « une immense perte ». Xavier Beulin « a donné tout ce qu'il avait pour les idées d'un syndicalisme ouvert et indépendant », a souligné le syndicat, dont il avait pris la tête en décembre 2010.

Il s'agit d'« une perte majeure pour la France », a commenté le président François Hollande. « Xavier Beulin était convaincu du rôle majeur de la recherche et de l'innovation. Et il avait investi les organisations dont il avait la charge dans la préparation de la Conférence sur le climat qui a débouché sur les accords de Paris de décembre 2015 », a souligné le chef de l'Etat.

« Un grand chef d'entreprise », a déclaré le Premier ministre Bernard Cazeneuve, rappelant que M. Beulin défendait l'idée que ses activités « concourraient toutes les deux à construire l'agriculture de demain ».

« Par son histoire personnelle, Xavier Beulin était en lui-même une leçon de courage et un exemple de réussite », a commenté Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture. Ce dernier a salué « un pilier du mouvement syndical agricole », dont il respectait l'« engagement syndical et son engagement pour l'agriculture en général ». « Avec lui, au-delà de nos différences, j'ai toujours travaillé à trouver des solutions pour soutenir une agriculture qui traverse des moments difficiles », a souligné le ministre.

Dans le domaine politique, les réactions ont été très nombreuses dont notamment celles de François Fillon, Benoît Hamon, Emmanuel Macron, candidats à la présidentielle, ainsi que Manuel Valls, François Bayrou et du FN. D'autres membres du gouvernement se sont également exprimés, à l'instar de Ségolène Royal ou Jean-Marc Ayrault.

Le syndicalisme agricole « en deuil »

Claude Cochonneau, président des Chambres d’agriculture, déplore la perte d’un « leader incontesté du monde paysan et économique ». « Au-delà de la tristesse et du choc, nous avons tous le devoir d’œuvrer dans son sillage », poursuit-il.

Pour les Jeunes agriculteurs, le syndicalisme agricole est « en deuil » ce matin. « Comme tous les responsables exposés, Xavier Beulin ne faisait pas l'unanimité et était parfois critiqué dans le monde agricole ou en dehors. Mais il est largement reconnu pour sa hauteur de vue, sa capacité à penser l'avenir de l'agriculture, comme en témoigne son ouvrage récent Notre agriculture est en danger », précise le syndicat. Ce dernier salue « une vision modernisée, avant tout économique de l'agriculture » portée par Xavier Beulin, qui « avait en particulier à coeur de renforcer la structuration des filières pour que les agriculteurs, dans toute leur diversité, puissent vivre de leur métier ».

La Confédération paysanne a rappelé dans un communiqué qu'elle ne « partag(eait) pas la même vision de l'agriculture ni les solutions qui étaient les siennes". "Nous nous sommes régulièrement affrontés sur ce terrain avec pugnacité et respect", a dit le syndicat agricole, tout en soulignant que le décès de M.Beulin était "un choc pour l'ensemble de la profession ».

Le Modef, pour sa part, déclare : « même si notre vision du devenir de l’Agriculture était aux antipodes, pour autant nous voulons reconnaître les valeurs de l’homme dans son engagement syndical ».

« Un grand chef d'entreprise »

Dans le monde économique, le patron du groupe Carrefour Georges Plassat a salué un « un interlocuteur exigeant » et « un visionnaire passionné ». Le groupe Avril a salué, dans son communiqué, « son énergie, son charisme et sa vision qui ont permis l'émergence de ce qui est aujourd'hui un champion français ».

Coop de France dresse enfin le portrait « d’un homme d’exception » qui « a fondé ses convictions sur le savoir, les nouvelles technologies, l’organisation des agriculteurs en filière et la création de valeur au plus près des marchés ». Coop de France rappelle qu’il « s’était opposé avec force à la suradministration et à l’abandon par les politiques publiques » de l’agriculture. « C’est un paysan dans l’âme qui disparaît », ajoute l’organisation représentative de la coopération agricole.

  

 

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